dans LIBRES PROPOS & ÉDITOS

Alors que les fédérations hospitalières réclament une hausse de 1% de leurs tarifs, le gouvernement semble disposer à faire un geste, selon Les Echos.

Si l’augmentation n’est pas acquise, l’exécutif pourrait ne pas procéder à une nouvelle baisse et envisagerait une stabilité des prix. Vendredi dernier, les représentants des hospitaliers ont obtenu un report de la décision et devraient être fixés au milieu de la semaine prochaine, selon le quotidien économique.

Mais au-delà de l’aspect financier plusieurs constats s’imposent. Ainsi, depuis quelques années l’activité de médecine de ville affiche une quasi stagnation, alors que l’activité ambulatoire des hôpitaux est en hausse.

Le secteur hospitalier peut redresser la barre à condition qu’il accepte une profonde mutation de son organisation et davantage de transfert à la médecine de ville. C’est là tout l’enjeu des futures CPTS. Or, l’échec de cette réforme pourrait conduire à une situation paradoxale dans laquelle l’hôpital réussirait le virage ambulatoire. La progression constante des passages hospitaliers (de 3 à 4 % par an), n’a pas toujours existé, la situation a complément dérapé depuis une quinzaine d’années.

Par ailleurs, le nombre de séjours hospitaliers sans nuitée est maintenant supérieur au nombre de séjours hospitaliers avec nuitée. Derrière la problématique des tarifs hospitaliers se pose donc une question

politique au gouvernement : l’hôpital doit-il être un vecteur du redéploiement de l’offre de soins (comme prévu dans le cadre des hôpitaux de proximité créés par le projet de loi de santé) ou reste-on dans une vision dans laquelle la médecine libérale serait le seul réceptacle ?

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