dans LIBRES PROPOS & ÉDITOS

– Santé, de quoi parle-t-on en ce début d’été 2019 en France, du moins dans les grands médias ?
De l’accès aux soins, de la crise des urgences hospitalières. Frottons-nous les yeux : nous ne sommes pas en 1950, au sortir de la guerre, où il fallait reconstruire le pays. Soixante-dix ans après, ce sont les mêmes thèmes qui occupent le devant de la scène. La loi de Santé d’Agnès Buzyn, les accords Cnam-professions de santé libérales sont censés rattraper des situations que nos partenaires européens ignorent pour l’essentiel. Est-il raisonnable pour la 5e puissance économique au monde d’en être là ?

– Homéopathie, le choix serait, au dire de Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, entre « considérations scientifiques et conséquences sur l’emploi » (sic).L’Assurance-Maladie au secours de l’emploi ?
Ce n’est pas nouveau. Mais, là, cela devient grotesque. Agnès Buzyn joue d’ailleurs sa crédibilité dans ce dossier. Nul ne songe à interdire les produits issus de l’homéopathie. Vingt et une expertises scientifiques ne leur ont pas conféré un effet médical réel. Il serait temps de clarifier le rôle de l’Assurance-Maladie sur la prise en charge des dépenses de santé.

– Cancer, le rapport de l’Inca sur l’évolution depuis 1990, publié par nos confrères du Monde, fait état de chiffres alarmants, pour les femmes en particulier. Une incidence de 6 % de progression sur près de trente ans pour les hommes, mais de 45 % pour les femmes. Notamment pour les cancers du poumon. 382 000 nouveaux cas recensés en 2018, dont 204 600 pour les hommes et 177 400 pour les femmes. 157 400 décès enregistrés la même année, dont 89 600 pour les hommes et 67 800 pour les femmes. Evidemment, les causes de cette catastrophe sont multiples. Si la baisse de la mortalité est relative, la montée des cancers féminins est plus que préoccupante. Autrefois, on polarisait le débat sur la santé des hommes et les « années potentielles de vie perdues ».

Un jour peut-être, ce seront les femmes qui concentreront nos forces prioritairement. Raisonnable ?

ESE prend ses quartiers d’été. Et vous donne rendez-vous le 6 septembre. D’ici là, bonnes vacances à tous. Du moins pour ceux qui peuvent en prendre !

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