L’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) et le groupe mutualiste s’allient pour faire de l’IA «un levier de transformation de la santé au bénéfice de la prévention, de l’amélioration des parcours de soins et de l’accompagnement des populations».
«Avec Inria, nous faisons le choix d’une intelligence artificielle au service de l’humain. Ce partenariat associe excellence scientifique et engagement mutualiste pour développer des solutions de santé utiles, souveraines et responsables. Nous voulons démontrer qu’il est possible de construire une intelligence artificielle performante sans renoncer à ce qui fonde notre modèle : la confiance, la solidarité et l’intérêt général», observe Stéphane Junique, président du Groupe VYV et de VYV3. Les deux partenaires entendent concevoir et expérimenter de nouveaux modèles en science de la donnée et en IA, en vue de répondre aux grands défis du système de santé et de protection sociale, «notamment en matière de protection des données personnelle et de transparence des usages», précise un communiqué commun.
Les travaux s’articulent autour de trois grands axes, ils visent d’abord à «structurer et utiliser des solutions souveraines» en science de la donnée et en IA pour l’ensemble des activités du groupe «dans le respect des règlements européens et des valeurs mutualistes». Ce partenariat devra également permettre de valoriser les données pour les «augmenter», ce qui permettra de mener des recherches en prévention santé et dans les parcours de soins «tout en préservant la confidentialité par une anonymisation performante». L’objectif est également de «mieux comprendre les impacts des technologies».
Des projets sont déjà engagés. Le Groupe VYV contribue ainsi aux travaux de l’Inria sur les données synthétiques en santé (c’est-à-dire permettant de générer des données artificielles conservant les caractéristiques statistiques des données réelles tout en limitant les risques de réidentification). Par ailleurs, les Data Scientists du Groupe VYV testent, enrichissent et diffusent des outils open source proposés par le projet Inria P16 et la spin-off Inria Probabl. Une démarche qui permet d’installer un socle commun de pratiques respectant la souveraineté numérique européenne.

