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Le Leem vient de publier la 13ème édition de son enquête sur l’attractivité pour la recherche clinique. Elle intervient deux ans après le lancement du plan Innovation santé, qui posait l’ambition de faire de la France le leader européen en recherche.

Avec 684 essais promus par 224 industriels sur 18 mois, les entreprises du médicament sont à l’origine de la majorité des essais cliniques sur le médicament sur le territoire. Il s’agit principalement d’essais internationaux (94 %).

L’Europe occupe le troisième rang mondial en matière de recherche clinique, «avec une compétition croissante des Etats Unis et de la Chine dans les domaines d’innovation les plus prometteurs». Le représentant du médicament rappelle en outre que la prochaine législation pharmaceutique européenne «aura un impact majeur pour l’attractivité de la région».

Au sein de l’UE, l’Espagne occupe la première place (64% des essais cliniques internationaux initiés sur le territoire européen), devant l’Allemagne (53%) et la France (50%). L’Hexagone conserve la deuxième position du podium en cancérologie, et dans les autres aires thérapeutiques «son activité en recherche clinique est comparable à celle de l’Allemagne et du Royaume-Uni».

En matière de délai, 160 jours restent nécessaires pour démarrer un essai clinique sur le territoire.

«Un coup d’accélérateur par les autorités pour une vision intégrée de la recherche clinique dans le parcours de soins est indispensable si nous voulons faire de la France le pays leader en Europe sur les essais cliniques, tel que l’ambitionne le plan innovation santé 2030», alerte Thierry Hulot, le président du Leem.

L’organisation s’est fixée un double objectif d’une part augmenter la participation de la France aux essais multinationaux de 25%, et d’autre part «accélérer le démarrage des essais pour inclure un premier patient en 120 jours».

Pour cela, plusieurs leviers sont identifiés : supprimer la demande d’autorisation d’exportation et d’importation des échantillons biologiques qui allongent les délais d’autorisation ; simplifier le dispositif de la convention unique «en privilégiant une approche forfaitaire par visite du patient» ; mettre en place des «fast tracks» de l’autorisation à l’inclusion «pour garantir le démarrage en 120 jours des essais innovants pour les patients sans alternative thérapeutique» ; adapter le cadre législatif pour permettre le déploiement des essais cliniques décentralisés.

Par ailleurs, le Leem plaide pour la présence de personnels «formés et dédiés à la recherche clinique» dans les établissements de santé.

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Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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