dans POLITIQUE DE SANTÉ

Dans une récente étude, la Drees, le Centre d’épidémiologie des causes médicales de décès de l’Inserm (CépiDc-Inserm) et Santé Publique France passent au crible les causes de décès en 2023.

Comme dans la majorité des pays européens, l’Hexagone a connu cette année-là un taux de mortalité «historiquement bas», à 828,3 décès pour 100 000 habitants. Il diminue de presque 60 pour 100 000 habitants par rapport à 2022 et atteint un niveau inférieur à celui de 2019. Dans le détail, 637 082 morts sont recensées, soit 36 000 de moins que l’année précédente.

, relève la Drees. La mortalité due à des maladies de l’appareil respiratoire et celle liée à des maladies infectieuses et parasitaires, en légère hausse, font toutefois figure d’exception.

Les cancers représentent plus d’un quart des décès (27%), et en sont la première cause. La mortalité par tumeur continue toutefois de baisser, sauf pour celles du pancréas en hausse tendancielle et celles du poumon, des bronches et de la trachée chez les femmes. Les maladies cardio-neurovasculaires (infarctus du myocarde, AVC, insuffisance cardiaque, …) sont responsables de plus d’un cinquième des décès et constituent leur deuxième cause. Selon une première estimation, les taux de mortalité associés à ces deux grands facteurs de décès seraient en légère baisse en 2024.

Sur le plan géographique, la mortalité apparaît plus importante dans les territoires ruraux hors d’influence des villes, et plus faible au sein des pôles des grandes agglomérations, notamment pour les maladies cardio-neurovasculaires et les causes externes. Les décès dus aux maladies endocriniennes, du système nerveux, du système digestif et aux troubles mentaux sont plus élevés dans les zones rurales loin des villes et dans les pôles urbains de moins de 700 000 habitants. «Certaines causes de décès, dont une partie pourrait être évitée par la prévention, provoquent davantage de décès dans les pôles urbains peu denses et isolés», observe la Drees.

Plus de la moitié des décès surviennent en établissement de santé et quasiment un quart à domicile. Parmi ces derniers, près de 30% concernent des personnes en hospitalisation à domicile (HAD), en hausse par rapport à 2022.


Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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