dans SÉCURITÉ SOCIALE, POLITIQUE DE SANTÉ

L’Ordre des pharmaciens a récemment dévoilé les derniers chiffres clés de la démographie de la profession. Au 1er janvier 2025, quelque 75 080 pharmaciens sont recensés, soit le plus haut niveau en 10 ans.

Le nombre de ces professionnels s’accroît ainsi de 1,7% en 2 ans et de 2,7 % en une décennie. «Cette progression est portée par une hausse de 15,3 % des nouveaux inscrits à l’Ordre sur cette même période pour atteindre 2 927 pharmaciens au 1er janvier 2025», précise l’Ordre. Dans le détail, 24 270 pharmaciens sont titulaires d’officines, 4 085 travaillent dans l’industrie, 1 120 dans la distribution en gros, 6 731 sont biologistes médicaux, 7 959 interviennent dans les établissements de santé, médico-sociaux et les Services départemental d’incendie et de secours, 29 906 sont «adjoints d’officine et autres exercices».

Ils sont 8,1 % à avoir fait leurs études à l’étranger, dont plus de 90 % au sein de l’Espace économique européen ou la Suisse. La moyenne d’âge reste stable sur 10 ans (46,4 ans), mais l’âge médian diminue de 47 à 45 ans. L’année dernière, 23 % des pharmaciens avaient moins de 35 ans (soit 1,1 point de plus qu’en 2014), et 60,6 % moins de 50 ans (contre 55,6 % en 2014), «signe d’un rajeunissement progressif de la profession», relève l’Ordre. Les pharmaciens de plus de 60 ans sont passés, quant à eux, de 13,6 % en 2014 à 18,4 % en 2024. La profession apparaît majoritairement féminine avec 67,6% de femmes.

L’Ordre souligne toutefois plusieurs «points de vigilance», à commencer par le mouvement de baisse du nombre d’officines qui se poursuit avec 260 fermetures en 2024. Au total, 19 627 sont recensées en 2024 (avec 1,2 titulaire en moyenne), soit une baisse 1,3 % par rapport à 2023 et de 9,9 % par rapport à 2014.

Au 1er janvier 2025, 17 % de places de praticiens en pharmacie hospitalière restaient vacantes et ce, «malgré une augmentation des inscrits de plus de 18 % en 10 ans», relève l’Ordre.

Depuis trois ans, une feuille de route portant sur l’attractivité est déployée. Elle s’articule autour de deux grands axes, d’une part la «garantie de la démographie pharmaceutique» et d’autre part «l’amélioration de l’attractivité de la profession». Dans ce cadre a notamment été lancée une campagne de valorisation des missions de santé publique des pharmaciens visant à aller à la rencontre des élus locaux, des jeunes et de leurs familles.


Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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