Selon les chiffres publiés le 19 mars par la Direction de la Sécurité sociale (DSS) le déficit s’est nettement creusé en 2025 mais moins que prévu.
Le déficit des régimes de base de la Sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) s’est établi à 21,6 Mds € l’année dernière, selon la DSS. S’il se creuse de 6,3 Mds € par rapport à 2024, le solde apparaît toutefois un peu moins dégradé que prévu. La LFSS 2026 tablait ainsi sur un déficit de 23 Mds € (contre 22,1 Mds € dans la LFSS 2025). Cet écart de 1,4 Md € s’explique principalement par des dépenses inférieures au niveau attendu. «Les recettes se sont établies à un niveau globalement conforme à la prévision de la dernière LFSS, le coût plus élevé qu’anticipé des allègements généraux de cotisations ayant été compensé par davantage de recettes fiscales», précise la DSS. Les dépenses relevant de l’Ondam se sont élevées à 265,4 Mds €, soit 0,5 Md € de moins que l’objectif adopté en LFSS pour 2026.
Dans le détail, le résultat se dégrade pour quatre branches. Pour la Maladie, le déficit se creuse nettement, à 15,9 Mds (-2,1 Mds € par rapport à 2024) sous l’effet du dynamisme des dépenses de l’Ondam. Le solde dégringole également pour la Vieillesse, avec un déficit à 7,2 Mds € (-1,6 Md) , «en raison du mécanisme différé de revalorisation des pensions dans un contexte de désinflation». Après un excédent de 1,3 Md en 2024, suite à l’apport de recettes supplémentaires de CSG en provenance de la Cades, l’Autonomie est désormais proche de l’équilibre (0,1Md €). Enfin, les AT-MP, tombent dans le rouge à -0,2 Md € en lien avec une croissance soutenue des dépenses, en particulier d’indemnités journalières.
Seule exception, la branche Famille reste stable avec un solde positif de 1,2 Md €, ses dépenses connaissent en effet une croissance modérée dans le contexte de baisse de la natalité. Enfin, le FSV demeure excédentaire (0,4 Md) malgré une forte dégradation (-0,7 Md €) par rapport à l’année précédente.
Après une amélioration du solde entre 2021 et 2023, le déficit plonge de nouveau depuis 2024. En 2025, comme en 2024, les comptes sociaux sont ainsi marqués par le ralentissement de l’inflation (+0,9%, après +1,8% en 2024), impliquant un coup de frein immédiat des recettes, tandis que l’effet sur les dépenses intervient à retardement, sous l’effet des règles de revalorisation.


