dans ASSURANCE MALADIE

Appuyé par un sondage de Viavoce, Lamine Gharbi et Christine Schibler, respectivement président et déléguée générale de la FHP (Fédération de l’hospitalisation privée) ont présenté leurs propositions dans le cadre du Ségur de la santé.

Quelques chiffres impriment l’engagement des cliniques dans la campagne covid 19 : 700 000 interventions chirurgicales « non-urgentes » furent déprogrammées, en Île-de-France et Pays de Loire 25% des admissions en réanimation furent réalisées par les cliniques.

D’ordre général, les Français (77%) aspirent à une entente public-privé pour les enjeux sanitaires (de 88% de confiance pour le privé à 93% pour le public).
59% aspirent à une relocalisation des activités santé.

Les demandes ? Elles sont de plusieurs types :

  • Il faut faire vivre la démocratie sociale et territoriale, la crise a prouvé les capacités des acteurs à agir bien, vite.
  • Conforter les ARS dans leurs missions « injustement critiquées » selon le président de la FHP (il faut déconfiner la pensée des confinés qui ignorent le travail réalisé).
  • Passer d’une logique de service public hospitalier statutaire à une logique de missions.

Sur les revalorisations de salaires, le privé demande un alignement des revalorisations prévues pour le privé (825 Ms pour une hausse de 300 € pour les personnels infirmiers aide-soignants) soit une hausse de 5,5% de l’Ondam hospitalier (base 2019). Plus largement, la FHP demande un effort d’investissement, permis par des hausses de tarifs, la suppression de la taxe sur les salaires. Au total, l’Ondam hospitalier de 2021 devrait progresser de 10%, puis de 6% en 2022 pour traiter ces exigences. La FHP pointe au passage 10% d’emplois vacants dans le secteur hospitalier français, l’équivalent de 100 000 emplois…

Un énorme effort de formation est à réaliser (2 Mds €) pour mettre à niveau les métiers, les capacités d’attractivité des postes et carrières.

Enfin, « last but not least », la FHP réclame un effort de simplification. Moins de procédures lourdes, inutiles. Le régime des autorisations doit devenir indéterminé et non sur 5 ans.


Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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