dans POLITIQUE DE SANTÉ

«La France est le pays d’Europe qui compte le plus grand nombre de cas, 1,6 million», a averti Jérôme Salomon, directeur général de la Santé, lors du point de situation hebdomadaire Covid-19.

«8% (des personnes positives ndlr) développent des formes symptomatiques plus sévères avec des recours nécessaires à l’hôpital. Ils ne seront pas néanmoins dans le service de réanimation. (…) 2% vont développer une forme particulièrement grave qui nécessite de soins très spécifiques dans les services critiques de soins réanimatoires », a expliqué, quant à lui, Olivier Véran. Le ministre de la Santé a également salué la mobilisation des hôpitaux «publics et privés».
Quelque 12 000 volontaires prêtent main forte à ces établissements et aux Ehpad. Depuis le printemps dernier, 7 000 formations ont été dispensées à des professionnels de santé, et 1 500 sont en cours. D’ici la fin de l’année, 8 000 aides-soignants seront également formés.
Pour décharger les hôpitaux des zones en forte tension, 61 transferts ont déjà été réalisés depuis le début de la deuxième vague. Parmi eux, 43 ont concerné la région Auvergne-Rhône-Alpes, principalement vers la Nouvelle-Aquitaine, les Pays-de-la-Loire et la Bretagne, plus épargnées par la reprise de l’épidémie.
Le locataire de l’avenue de Ségur a fortement insisté sur la coordination ville/hôpital «une vraie différence avec la première vague où une vision hospitalo-centrée a primé». Et de poursuivre : «des recommandations sont en train d’être finalisées par la HAS et les sociétés savantes. Elles seront bientôt distribuées à l’ensemble de ces acteurs, en termes de prise en charge et de traitement».
Intervenant lors de cette conférence de presse, Michel Baux, médecin généraliste à Deuil-la-Barre (95) a présenté le dispositif mis en place sur son territoire, grâce un partenariat avec les collectivités territoriales et l’ARS. Ce système permet un «suivi interractif» des patients grâce à une application numérique. «Il faut faire appel à tous les acteurs de soin du territoire», a également souligné Edouard Devaud, chef du pôle soins intensifs en centre hospitalier de Pontoise. Il a notamment plaidé pour la généralisation des protocoles de coordination ville/hôpital.
En conclusion, Olivier Véran a encore une fois appelé au respect des mesures sanitaires, sans durcissement des règles générales de ce reconfinement. Toutefois, la préfecture de Paris a interdit, hier, la livraison et la vente à emporter après 22h par les restaurants et bars, ainsi que la consommation d’alcool sur la voie publique.

Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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