dans PRÉVOYANCE

La Drees vient de publier une étude portant sur les restes à charge en matière de santé des bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (C2S).

Neuf bénéficiaires de la C2S sur dix assument un reste à charge de moins de 30 € par an, et pour huit sur dix il est même nul ou inférieur à 1€. Pour mémoire, cette couverture complète les remboursements de l’assurance maladie obligatoire jusqu’au tarif de la Sécurité sociale et comprend des forfaits ainsi qu’une prise en charge d’un panier de soins en optique et en dentaire sans reste à charge.

Toutefois, 10% des bénéficiaires assument des restes à charges «non négligeables», qui s’élèvent à 250 € en moyenne mais avec d’importants écarts. Les dispositifs médicaux en représentent plus de la moitié, soit 145 € ( 77 € pour l’optique, 23 € pour les prothèses dentaires, 16 € pour les appareils auditifs et 29 € pour les autres dispositifs). Pour les lunettes, prothèses dentaires et auditives, ils correspondent à des achats dans le «panier libre» ou modéré. En moyenne, les bénéficiaires de la C2S recourent toutefois davantage à l’offre sans reste à charge que l’ensemble de la population au 100 % santé. L’orthodontie concentre également 66 € de ces «surcoûts», le forfait de remboursement pour les libertés tarifaires en orthodontie et orthopédie dento-faciale ne couvrant pas toujours l’ensemble des soins.

Les bénéficiaires plus âgés apparaissent plus exposés à ces restes à charges importants : 19 % de ceux concernés ont 60 ans ou plus, contre 12 % de l’ensemble des personnes couvertes par ce dispositif. «Leurs dépenses de santé sont plus importantes dans les biens pour lesquels la liberté tarifaire pèse le plus sur les restes à charge : l’optique et les prothèses auditives, notamment», relève la Drees. Ils apparaissent aussi plus fréquemment en ALD (24 % contre 16 % de l’ensemble des bénéficiaires) et davantage protégés par la C2S «payante» (23 % contre 14 %).


Photo : Freepik
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