dans POLITIQUE DE SANTÉ

Santé publique France a publié la semaine dernière son baromètre 2024 portant sur les épisodes dépressifs.

L’année dernière, un adulte sur six a été concerné par un épisode dépressif caractérisé (soit 15,6% des 18-79 ans). Les femmes, les jeunes et les personnes précaires, vivant seules ou au sein d’une famille monoparentales sont les plus exposés. La gravité de ces épisodes est aussi accrue chez les femmes et les 18-59 ans, avec un pic chez les 40-49 ans (7,1 % d’épisodes sévères). Les différences entre hommes et femmes apparaissent particulièrement marquées chez les 18-59 ans, tant pour les formes modérées que sévères. Elles s’estomper toutefois au-delà de 60 ans.

Au cours des 12 derniers mois, 43,8 % des personnes concernées ont consulté au moins un professionnel pour des problèmes d’ordre émotif, nerveux, psychologique ou de comportement (25,4 % un médecin généraliste, 22,1 % un psychologue ou un psychothérapeute, 13,1 % un psychiatre et 6,2 % un autre professionnel de santé). Par ailleurs, 22,8 % ont suivi une ou plusieurs psychothérapies et 41,7 % déclarent avoir pris des médicaments (tranquillisants, somnifères, antidépresseurs, etc). Au total, 44,2 % des adultes de 18-79 ans ayant vécu un épisode dépressif caractérisé au cours de l’année n’ont eu de prise en charge thérapeutique.

Cette proportion de non-recours aux soins diminue avec l’intensité (de 64,2 % pour les cas légers à 31,4 % pour un épisode sévère). Les hommes sont par ailleurs nettement plus exposés (53,9 %) que les femmes (37,9 %). En outre, plus de la moitié des agriculteurs, artisans, commerçants, chefs d’entreprise et ouvriers ayant vécu un épisode dépressif au cours de l’année ne sont pas pris en charge.


Photo : Freepik
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