dans POLITIQUE DE SANTÉ

La Drees a publié les premières données sur la capacité d’accueil hospitalière en 2024.

En fin d’année dernière, 1 330 hôpitaux publics, 655 établissements privés à but non lucratif et 980 cliniques privées composent le paysage hospitalier français, soit 2965 établissements de santé. Leurs capacités d’accueil se répartissent entre hospitalisation complète (367 300 lits), hospitalisation partielle (91 200 places) et hospitalisation à domicile (25 400 patients pouvant être pris en charge simultanément).

«Depuis une vingtaine d’années, l’organisation de l’offre de soins évolue vers une hausse importante de la capacité de l’hospitalisation partielle (sans nuitée) et de l’hospitalisation à domicile, et en parallèle une diminution continue des capacités d’hospitalisation complète (lits)», rappelle la Drees. Le «virage ambulatoire» est rendu possible à la fois par des innovations en matière de technologies médicales et de traitements.

Le nombre de lits pouvant accueillir des patients se replie ainsi de 0,5 %, à un rythme moins rapide que précédemment (-1,2 % en 2023, -1,8 % en 2022), ou même avant la crise sanitaire (-0,9 % par an en moyenne entre 2013 et 2019). En hospitalisation partielle, la croissance du nombre de places ralentit également (+3,1 % après +4 %), mais reste plus soutenue qu’avant 2019. La hausse apparaît plus élevée en moyen séjour (+5,5 %) qu’en court séjour (+4,4 %). En revanche, en psychiatre, le nombre de places ne progresse globalement pas.

Les capacités de prise en charge en hospitalisation à domicile (HAD) augmentent de nouveau «vigoureusement», avec une hausse de 5,5 %, après 4,1 % en 2023. Elles représentent 8,1 % des capacités totales de prise en charge en hospitalisation complète en court et moyen séjour à fin 2024 (hors psychiatrie, y compris HAD). Un bond par rapport à 2006, où l’HAD en représentait 2,1 %.


Frédérik Astier / Cocktail Santé
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