Selon un nouveau jeu de données publié par la Drees, la redistribution diminue d’un tiers le taux de pauvreté.
Ajoutées à la fiscalité directe, les prestations sociales non contributives réduisent le taux de pauvreté de 6,9 points en 2022 : 14,4 % de la population métropolitaine sont pauvres, contre 21,3 % (soit 13,5 millions de personnes) qui le seraient sans ces dispositifs.
La redistribution bénéficie principalement aux familles monoparentales (-20 points pour celles avec au moins 2 enfants), suivies par les familles nombreuses (-13,8 points pour les couples avec 3 enfants) et les inactifs non retraités (-13,6 points). L’effet est également important pour les jeunes de moins de 20 ans (-11,2 points), pour les personnes handicapées de 15 ans ou plus (-10,9 points) et pour les chômeurs (-11,6 points) . «Toutefois, ces groupes ayant avant redistribution des taux de pauvreté très nettement supérieurs à la moyenne, ils ont tous, après redistribution, un taux de pauvreté supérieur, voire parfois très supérieur, à celui de l’ensemble de la population», souligne la Drees.
Les prestations sociales non contributives soutiennent le niveau de vie des plus modestes. Avec la fiscalité directe, elles contribuent à réduire fortement les inégalités de niveau de vie entre les plus riches et les plus pauvres. En 2022, le rapport entre le niveau de vie moyen des 20 % des plus aisés et celui des 20 % les plus modestes passe ainsi de 8,1 à 4,4.


