dans FAMILLE - ACTION SOCIALE - RETRAITES

D’après une enquête réalisée en décembre dernier auprès des crèches, dont les premiers résultats viennent d’être publiés par la CNAF, les besoins en professionnels demeurent importants.

Selon ces travaux, 6 100 équivalents temps plein (ETP) sont vacants (absences, postes vacants…) depuis plus de 3 mois, soit 3,7% du personnel total. En incluant ceux qui le sont depuis moins de 3 mois pour tous motifs d’absentéisme, le chiffre monte à 13 500, soit 8,2% au total des 163 900 emplois à temps plein existants.

Le manque apparaît plus important dans les crèches publiques comparé aux crèches associatives et privées. Sur le plan territorial, l’Île-de-France s’avère plus touchée : la région concentre 47% des postes manquants alors qu’elle ne comprend que 28% du total des ETP de professionnels de crèches.

A noter que ces résultats ne peuvent pas être comparés à la précédente enquête flash réalisée en 2022, en raison d’une méthodologie différente.

La branche Famille se mobilise en matière d’attractivité du secteur. Les Caf ont ainsi participé avec France Travail et des acteurs de terrain au Défi innovation sociale afin de «répondre aux besoins accrus de professionnels de l’accueil du jeune enfant». Les cinq projets retenus seront déployés d’ici 2026 (parmi ces derniers, un «kit ressources clés en main» pour accompagner les futurs professionnels, ou encore une campagne de communication auprès des jeunes et du grand public portée par des influenceurs).

Les Caf ont par ailleurs mis en place une série de mesures pour garantir un accueil de qualité et soutenir les pratiques professionnelles. Sur le plan salarial, le bonus attractivité a été lancé l’année dernière, pour un montant de 970€ par place (475€ pour les crèches du public). Six conventions collectives et plus de 300 collectivités ouvrent droit à ce dispositif, et les Caf ont versé 88 Ms € à ce titre. La branche Famille investit aussi dans la création et la modernisation des structures, à travers le plan d’Investissement pour l’accueil du jeune enfant (PIAJE), doté de 1,48 Mds € en 2024-2027, et le fond de modernisation des établissements (FME), doté de 242,6 Ms €. Un soutien est également apporté aux pratiques professionnelles, à travers le financement de journées pédagogiques (pour un coût de 52 Ms € en 2024) et la prise en charge de la préparation individualisée à l’accueil (pour un coût supplémentaire estimé à 31,5 Ms €).


Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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