A l’occasion d’un point presse , l’Urssaf caisse nationale présentait les dernières évolutions de son offre de services déployée en direction de ses cotisants
Pour Damien Ientile, DG de l’Urssaf caisse nationale, la branche Recouvrement a opéré un changement majeur de son périmètre d’action «en élargissant sa dimension d’accompagnement et de conseil en direction de ses usagers». Une orientation vers une «posture de service» qui s’est opérée avec la volonté de «simplifier, sécuriser et rendre plus transparentes» les démarches des cotisants.
L’Urssaf caisse nationale, par l’intermédiaire de Julie Aubertie, sa directrice de la relation usager, a ainsi remis en avant plusieurs dispositifs qu’elle porte. A commencer par «Mon conseil Urssaf», un bouquet de services complet visant à apporter de la sécurisation aux entreprises dans leurs activités. Des solutions gratuites leur sont ainsi proposées autour de la sécurisation des démarches liées à la réglementation de même, que dans le cadre d’une démarche d’accompagnement spécifique. Celle-ci s’articule autour de quatre services accompagnant les entreprises au cours du développement de l’activité : «Mes premiers mois avec l’Urssaf» avec des contenus dédiés au lancement d’une activité ; «Urssaf Première embauche» avec un service d’orientation dans les démarches de recrutement ; «Visite conseil» avec le déplacement sur site d’un expert pour sécuriser les démarches faites par les entreprises «sans risque de redressement» ; et enfin, mon-interessement.urssaf.fr avec la mise en ligne d’un outil aidant les PME à mettre en place un accord d’intéressement. En outre, l’Urssaf suit les procédures de cessation d’activité notamment en direction des travailleurs indépendants au travers d’un contact personnalisé ainsi que la mise à disposition simulateurs, de services d’accompagnement dans les démarches auprès des autres administrations…. «Notre objectif est de lever tout sentiment de crainte au moment d’interroger son Urssaf», précise d’ailleurs Damien Ientile.
En parallèle, cette rentrée est marquée par l’extension des services Tese (titre emploi service entreprise), CEA (chèque emploi association) et TFE (titre firmes étrangères) qui seront étendus aux entreprises et associations. Cette opération visant à «offrir plus de souplesse et d’adaptation aux employeurs» notamment dans le cadre des emplois saisonniers. De même pour les particuliers employeurs, le site pajemploi intègre désormais le périmètre du site urssaf.fr.
L’an prochain, deux chantiers vont mobiliser les équipes des Urssaf. Le premier est rattaché à la mise en place de la DSN de substitution, un mécanisme qui permettra de corriger les anomalies issues des données transmises par les entreprises. Un dispositif inscrit dans une logique de droit à l’erreur qui se focalisera sur l’assiette soumise à cotisation vieillesse. L’autre gros chantier porte sur «la révolution» du prélèvement à la source des cotisations sociales des autoentrepreneurs travaillant pour le compte des plateformes numériques. Un chantier qui permettra de «davantage simplifier leurs démarches tout en veillant à sécuriser la collecte des cotisations».
Concrètement, l’Urssaf communiquera chaque mois aux plateformes le taux de cotisation à appliquer à leurs autoentrepreneurs en fonction de leur secteur et de leur situation. En parallèle, ces plateformes s’engagent à transmettre leurs chiffres d’affaires réalisés ainsi que le montant des cotisations prélevées dans une démarche de transparence. A partir d’avril 2026, huit plateformes vont entrer dans une phase anticipée de mise en place du dispositif. Près de 150 000 autoentrepreneurs seront suivis dans ce cadre. Dès 2027, cette mesure sera généralisée à l’ensemble des plateformes.


