dans LIBRES PROPOS & ÉDITOS

Le 8 mars est désormais bien ancré dans nos têtes. La journée internationale des droits des femmes est un rendez-vous essentiel pour rappeler la juste place qu’elles doivent occuper dans nos sociétés, nos organisations économiques et politiques…

Le contexte international, y compris européen, avec la montée de diverses formes de conservatismes, doit nous inciter à ne rien prendre pour acquis sur cette question. Sur le volet sanitaire, les marges de progrès existent de partout. Le dossier que nous consacrons à leur santé dans ce numéro s’en fait l’écho. Ce sujet ne peut, et surtout ne doit pas, être minoré ou élagué au principe que la masse des autres problématiques auxquelles fait face notre système de soins semble s’épaissir chaque jour passant.

L’actualité sociale est accaparée par le feuilleton de la conférence des partenaires sociaux sur le devenir de la réforme Borne. Or, ce qui se passe du côté du boulevard de Grenelle nous laisse pour le moins dubitatif. Chacun y va de sa partition et sur ce point, comme sur d’autres d’ailleurs, la confusion gouvernementale est totale sur ce dossier. Elle ajoute une couche d’incertitude à une construction de dialogue social dont les attendus politiques supplantent les enjeux de fond. Qu’espérait donc le Premier ministre dans cette affaire ? Que le travail de la Cour des comptes, corroborant au passage ceux du COR, allait faire infléchir des syndicats ? Quant à l’hypothèse d’un référendum…

Le patron du Medef n’a pas tort en parlant de risque de réouverture de la boîte de Pandore. Un effet décuplé par François Bayrou lui-même quand il demande aux participants de cette conférence des solutions plus dures encore que celles découlant de la loi d’avril 2023 ! Partenaires sociaux, parlementaires, opinion publique… la crispation autour de cette histoire peut gagner tout le monde. Un sacré foutoir pour n’obtenir au bout du bout qu’une trêve parlementaire de circonstance. Le prix à payer pourrait être démesuré alors que d’autres dossiers sociaux, tout aussi prioritaires, comme l’abyssal déficit de l’Assurance Maladie, ne pourront être indéfiniment esquivés. Dès le PLFSS 2026 et a fortiori d’ici à la prochaine présidentielle.


Illustration : Vectorstock
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