dans POLITIQUE DE SANTÉ

Le Premier ministre a annoncé le 23 juin activer le plan Orsan de niveau 2, pour «soutenir le système de santé et l’ensemble des soignants».

­

Cette décision intervient «face à la forte sollicitation des services d’urgence et des SAMU liée à la vague de chaleur» et en concertation avec la ministre de la Santé, a précisé Sébastien Lecornu sur X. Lundi dernier, Stéphanie Rist indiquait entre 20 et 30% d’appels supplémentaires au Samu.

Jusqu’alors jamais déclenché au niveau national ce plan (qui comprend quatre phases) «est une boîte à outils graduée mise à disposition des ARS pour organiser la montée en charge du système de santé face à une canicule majeur», précise le cabinet de la ministre. Il permet ainsi d’activer progressivement des leviers sur l’hôpital, le Samu, la médecine de ville et le médico-social, selon le niveau de tensions.

«Cette décision permettra de renforcer les capacités de régulation médicale, de mobiliser les personnels nécessaires au fonctionnement de l’hôpital, de garantir la pleine coordination entre la médecine de ville, les hôpitaux, les cliniques et les EHPAD, et d’adapter les activités si la situation l’exige», a indiqué le locataire de Matignon. Le niveau 2 du Plan Orsan intègre également la possibilité de premières déprogrammation ciblées, si nécessaire, en dernier recours et localement.

L’action du gouvernement s’articule autour de deux priorités, a souligné Sébastien Lecornu, d’une part «soutenir notre système de santé et l’ensemble des soignants afin de lui permettre de tenir dans la durée face à cet épisode de canicule» ; et d’autre part «protéger et prendre en charge les personnes les plus vulnérables. L’ensemble des services de l’État est mobilisé pour faire face à la canicule».

Au total, 54 départements sont placés aujourd’hui en «vigilance rouge», soit 38,8 millions de personnes concernées, et 35 en «vigilance orange».


Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé­
Articles récents

Tapez votre recherche et pressez ENTREE pour la valider