Annoncée en fin d’année dernière, le premier représentant des industries du médicament a officiellement lancé hier sa démarche de concertation nationale en vue de préparer les rendez-vous électoraux de 2027.
Pour Thierry Hulot, président du LEEM, le constat est implacable : «Le débat national sur notre système de protection sociale n’a pas eu lieu en 202 ». Or, il y a «urgence à agir» pour qu’une réflexion collective autour de son devenir trouve sa place au cœur du débat des prochaines élections présidentielles et législatives. Pour le représentant du premier syndicat d’industries pharmaceutiques, il est essentiel que les candidats se positionnent sur ce sujet. Et notamment, sur la question du médicament. La démarche initiée ambitionne de trouver des axes de convergence entre toutes les parties prenantes du système de santé. Le LEEM réaffirmant sa conviction qu’aucun «acteur ne peut transformer le système seul».
Cette concertation se fera en plusieurs étapes. La première a porté sur la réalisation d’un sondage IPSOS auprès des professionnels de santé. D’après cette étude, bien que 83 % d’entre eux estiment que le système sanitaire s’est dégradé sur la dernière décennie (principalement sur l’accès aux soins et aux médicaments), des pistes d’amélioration existent. En parallèle, le LEEM veut prendre le pouls des patients en mettant en ligne une plateforme numérique dédiée (avenir.medicament.org). Au travers de celle-ci, «les concitoyens sont invités à faire remonter leurs attentes et leurs idées» en vue de structurer le débat des rendez-vous électoraux à venir. Trois rendez-vous en présentiel (à Dunkerque, à Strasbourg et à SantExpo à Paris) se tiendront également en avril et mai. En outre, des concertations nationales ont eu lieu avec d’autres syndicats et fédérations représentatifs (pharmaciens, médecins, infirmiers et acteurs mutualistes…).
En parallèle, le LEEM a présenté son nouveau cadre de gouvernance. Celle-ci se veut «plus agile, plus représentative de la diversité des acteurs de la filière médicament et, plus en phase avec ce qu’on attend d’un syndicat professionnel», comme le précise son président. Les près de 200 entreprises adhérentes seront représentées au travers de cinq collèges. À noter que les 36 membres du prochain conseil d’administration seront désormais élus directement par les membres, et non plus cooptés. Cette nouvelle configuration entend répondre à un «contexte international qui impacte plus que jamais la donne thérapeutique nationale», comme le précise Clarisse Lhoste, secrétaire générale du bureau du LEEM. Au quotidien, la poursuite du pilotage des orientations prises par le CA se fera sous l’égide d’un bureau composé de 12 membres issus d’entreprises adhérentes. Cette nouvelle gouvernance sera effective dès le début de mois de juin.


