dans POLITIQUE DE SANTÉ

Le taux de participation de la population cible au programme national de dépistage organisé du cancer du sein (PNDOCS) est estimé à 44% en 2024, contre 48,3% en 2023 selon le bulletin national publié mardi dernier par Santé publique France.

«La participation à ce programme est toujours orientée à la baisse en 2024», constate l’agence nationale de santé publique. Elle est estimée à 46,3 % pour la période 2023-2024, contre 46,7 % pour 2022-2023. La baisse de la participation est observée pour toutes les tranches d’âges mais diffère selon les territoires. L’Île-de-France, la Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Centre-Val de Loire et la Réunion connaissent un recul important, de 3 à 5 points. A l’inverse, une hausse est constatée en Nouvelle-Aquitaine et en Corse (4 à 5 points).

Ce dispositif s’adresse à toutes les femmes de 50 à 74 ans, sans risque élevé. Tous les deux ans, elles reçoivent une invitation à pratiquer un examen clinique des seins, une mammographie bilatérale ainsi qu’un bilan diagnostic immédiat en cas d’image suspecte. L’Assurance Maladie est désormais en charge des invitations et les centres régionaux de coordination des dépistages des cancers (qui assumaient cette mission jusqu’à l’année dernière) assurent le suivi.

La participation à ce programme reste très insuffisante, alors que les instances européennes recommandent un taux d’au moins 70% pour permettre de réduire la mortalité du cancer du sein. «Depuis 2020 et l’épidémie de COVID-19, des perturbations sont observées dans l’envoi des invitations et dans la participation», souligne Santé Publique France. A noter enfin qu’une partie des femmes, estimée à 10%, a recours à un dépistage hors programme.


Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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