Dans la continuité de ses précédents travaux, l’Observatoire de l’imprévoyance (créé par le Groupe VYV) vient de publier une nouvelle étude, réalisée avec Audirep, «Pratiques et perceptions des arrêts de travail dans les entreprises».
Cette enquête a été conduite auprès de 750 responsables RH et plus de 400 managers. 54% des RH et 60% des managers se déclarent «préoccupés» par les arrêts de travail, et 94% ont déclaré au moins une conséquence pour l’entreprise, principalement «organisationnelle et humaine» (89%).
Parmi les solutions pour réduire les arrêts de travail, 60% des responsables RH et 83% des managers considèrent la prévention comme un levier efficace. Neuf entreprises sur dix ont déjà mis en place au moins une mesure de prévention, notamment pour assurer la sécurité des salariés (70%), prévenir les TMS (58%) et améliorer l’organisation du travail (54%). Et 66% des interrogés citent au moins un dispositif de QVT. L’organisation du travail est un autre levier. Ainsi, 55% des responsables RH d’entreprises ayant mis en place du télétravail pensent qu’il a permis de diminuer les arrêts. Cependant, des «points d’attention» sont soulevés : la capacité à déconnecter et l’impact sur le lien social.
L’étude souligne également la nécessité d’ «accompagner» et de «soutenir» les managers, confrontés à du stress ou à une charge de travail supplémentaire en cas d’arrêts de travail des collaborateurs. 92% d’entre eux estiment qu’ils ont un rôle essentiel à jouer dans la prévention et 70% aimeraient être mieux informés sur les actions mises en place au sein de leur entreprise dans ce champ.
Le renforcement de l’accompagnement des salariés en arrêt est également évoqué. Parmi les interrogés, 82% des RH ont déjà eu recours à au moins un dispositif d’accompagnement à la reprise, comme le mi-temps thérapeutique (52%), la visite de préreprise (50%), ou l’adaptation du poste de travail (43%). Mais si l’efficacité est largement reconnue (par plus de 80% des responsables RH et des managers), leur mise en place peut s’avérer complexe. «Dans beaucoup de situations, il serait possible et utile pour le salarié comme pour son entreprise de maintenir une activité partielle ou a minima un lien régulier. Cela devrait être la norme et non des exceptions», observe Agnès Riu, directrice prévoyance du Groupe VYV.


