La cinquième édition du baromètre des temps péri et extrascolaires, publié par la CNAF, revient sur l’accueil de loisirs pour les enfants de 3 à 10 en 2023-2024, à travers le regard de leurs parents.
En 2023-2024, 9 enfants sur 10 scolarisés en maternelle ou élémentaire ont fréquenté régulièrement un accueil périscolaire (matin, midi ou soir). Une très large majorité des parents (soit 80 %) y recourent tous les jours de classe. Et 41 % des enfants se rendent régulièrement en centre de loisirs, le mercredi ou pendant les vacances scolaires.
Trois quarts des parents se déclarent satisfaits de l’accueil proposé, à la fois concernant les horaires, les activités réalisées par les enfants, l’ambiance et des animateurs. Les familles expriment une forte satisfaction sur l’accueil périscolaire (74%) et le centre de loisirs (78%). Toutefois, 4 sur 10 regrettent le coût de ce dernier, et le manque d’information sur l’organisation des activités pour le périscolaire.
L’étude pointe cependant des «disparités territoriales marquées». L’offre apparaît ainsi moins connue, ou moins développée, dans les quartiers prioritaires et les Outre-mer. En milieu rural, le centre de loisirs est «central», les activités alternatives étant moins nombreuses. Dans les territoires ruraux autonomes, 45 % des familles y recourent pour l’accueil du mercredi et 49 % pour les vacances, contre respectivement 36 % et 31 % dans les espaces urbains. La mention du coût trop élevé pour expliquer le non-recours pendant les vacances scolaires est plus fréquente en milieu rural autonome, c’est-à-dire fonctionnant sans l’influence d’un pôle, (47 %) et rural sous influence (45 %) qu’en milieu urbain (35 %).
L’enfance et la jeunesse font partie des priorités de la COG de la CNAF 2023-2027, avec un budget annuel augmenté de 310 Ms €. Dès 2023, les administrateurs de la caisse nationale ont renforcé le soutien des Caf aux 32 000 accueils de loisirs, avec une revalorisation de leurs subventions annuelles de fonctionnement, un fonds d’investissement dédié, une aide renforcée au Bafa, ainsi que le financement de l’intégralité de la «pause méridienne». Depuis 2024, un bonus en faveur de l’inclusion des enfants en situation de handicap est également mis en œuvre.


