La ministre de la Santé et des Familles a réuni le 15 juin dernier le comité de pilotage des Assises de la santé de l’enfant, qui rassemble l’ensemble des administrations concernées, les représentants des professionnels, des collectivités territoriales, des associations et des familles.
«Depuis les Assises, nous avons engagé des transformations concrètes en matière de prévention, d’accès aux soins, de santé mentale et de protection de l’enfance. Nous poursuivrons cet effort avec la même détermination, car chaque enfant doit pouvoir grandir, se développer et être soigné dans les meilleures conditions, où qu’il vive sur notre territoire», souligne Stéphanie Rist. En matière de prévention dès la naissance, la campagne de protection contre le virus respiratoire syncytial (VRS), responsable de la bronchiolite, «a démontré son efficacité» estime le ministère avançant près de 5 800 hospitalisations ont été évitées. Les vaccinations des femmes enceintes sont en hausse de 44% par rapport à la saison précédente. Sur le plan de la santé environnementale, le Collège national des sages-femmes et ses partenaires lancent la Plateforme numérique en santé périnatale et environnement, destinée à accompagner les professionnels dans la prévention des expositions de la préconception jusqu’aux 2 ans de l’enfant.
Après la dernière extension du programme de dépistage néonatal à trois nouvelles maladies en 2025, (soit 16 pathologies dépistées à la naissance), le gouvernement annonce l’intégration de la biotinidase et de la galactosémie à compter de 2027. Il rappelle par ailleurs le lancement d’une mission nationale sur la santé périnatale et maternelle. Attendues à la fin de l’année, les conclusions donneront lieu à un plan d’action opérationnel.
En matière d’accès aux soins, le nombre de postes ouverts à l’internat de pédiatrie a progressé de 22 % entre 2017 et 2027, et d’un tiers en chirurgie pédiatrique. Le nombre de pédiatres en exercice s’est accru, quant à lui, de 14 %. De plus, 27 Ms € supplémentaires ont été mobilisés pour les urgences pédiatriques, avec notamment la création d’un forfait dédié aux nourrissons de moins de trois mois et d’un supplément spécifique pour les prises en charge pédiatriques. «Le développement de l’hospitalisation à domicile pédiatrique se poursuit également», précise l’avenue de Ségur.
Pour les enfants les plus vulnérables, le parcours coordonné «Enfance protégée», issu d’expérimentations conduites dans plusieurs territoires, sera généralisé en 2027. Les appels à projets seront lancés dès la fin du mois pour sélectionner les structures de coordination. Ce dispositif permettra d’assurer un suivi médical régulier, de faciliter l’accès aux soins spécialisés et de proposer des prises en charge précoce, notamment en santé mentale. Plus globalement, le gouvernement indique poursuivre le renforcement de l’offre de psychiatrie périnatale, de psychiatrie de l’enfant et de psychiatrie de l’adolescent dans l’ensemble des régions.

