Le paysage syndical du médicament a basculé dans une nouvelle ère avec le lancement 2 avril d’Initiative Pharma regroupant les plus importants laboratoires pharmaceutiques français.
Les membres fondateurs d’Initiative Pharma sont au nombre de sept : Guerbet, Ipsen, LFB, Pierre Fabre, Sanofi, Servier, Théa. Au travers de cette initiative, ces laboratoires français ambitionnent de placer l’enjeu de souveraineté sanitaire au cœur de leur projet. «Plus qu’un nouveau syndicat, notre objectif est de poser les bases d’une refondation», précise d’ailleurs Charles Wolf, premier président de cette nouvelle organisation et actuel directeur France de Sanofi. Cet objectif passerait avant tout par «une souveraineté et un ancrage territorial favorisant l’innovation en France, qui ne soient pas décrétés, mais construits» en vue de «se redonner les moyens de retrouver notre leadership en Europe».
En marge de l’élection présidentielle, et des travaux menés avec le CEPS, Initative Pharma formule trois axes de propositions pour «développer, produire et rendre accessibles» les médicaments essentiels et innovants aux patients français. Le premier portant sur l’intégration de critères de souveraineté valorisant l’investissement en France à chaque étape du parcours du médicament. En outre, le nouveau syndicat demande aux pouvoirs publics de créer, dès le PLFSS 2027, une enveloppe dédiée à l’innovation et à la souveraineté sanitaire. A plus long terme, il préconise également l’instauration d’une loi de programmation en santé qui s’étalerait sur cinq ans. Celle-ci devrait mettre en adéquation les besoins prioritaires de la population et les solutions thérapeutiques qui sont appelés à être disponibles tout en repensant les modes de financement de la filière médicament.
Au global, les membres de ce nouveau syndicat représentent 4 Mds € en investissements R&D réalisés en France, plus de 30 sites industriels et plus 36 000 emplois.

