dans ASSURANCE MALADIE

A l’occasion d’un point presse, l’Assurance Maladie a présenté les chiffres clés du médicament sur 2024. Un exercice marqué par une hausse conséquente de 7,2 % du montant remboursé et par une prise en charge de plus en plus importante de la part du RO.

En 2024, le poste médicament de l’Assurance Maladie aura connu une inflation de 7,2 % pour atteindre les 27,2 Mds € de dépenses nettes (37,9 Mds € en bruts) contre 25,4 Mds € pour l’exercice précédent. En termes de volume, près de 2,54 milliards de boîtes ont été prises en charge pour 61,8 millions d’assurés. Chaque Français s’est donc vu rembourser 41 boîtes de médicaments par an en moyenne. Ce chiffre monte au-delà de 75 au-delà du cap des 64 ans. En parallèle, le taux de remboursement moyen des médicaments a atteint les 87,6 % en 2025 contre 80,7 % en 2014. «Avec sept points gagnés en dix ans, on est très loin de l’image parfois renvoyée que l’Assurance Maladie se désengage sur le remboursement des médicaments», précise d’ailleurs Thomas Fatôme, directeur général de la CNAM. En y intégrant les médicaments prescrits à l’hôpital, le taux monte d’ailleurs à 90 %. A titre de comparaison, le taux de remboursement constaté en Espagne est de 70 % et de 63 % au Royaume-Uni. En ce qui concerne le palmarès des molécules, prescrites en médecine de ville, les plus remboursées, le Vyndaqel (cardiologie) avec 965,8 Ms € (pour 14 000 patients) domine le classement. Il est suivi de l’Eliquis (anticoagulant) à 843,6 Ms € et de l’Eylea (ophtalmologie) à 512,4 Ms €.

L’Assurance Maladie a également présenté un bilan sur les tendances constatées sur les dix dernières années. Deux tendances ont fortement impacté son périmètre : l’émergence de traitements innovants (10,7 Mds € en 2024 pour les ASMR I à III contre 8 Mds € en 2017), ainsi que l’impact du dispositif dérogatoire d’accès précoce, mis en place depuis juillet 2021, permettant un délai d’accès avant l’autorisation de mise sur le marché de 33 jours en moyenne.

Tout en haut du hit-parade des progressions sur la dernière décennie par classe thérapeutique, on retrouve les antinéoplasiques (3,35 Mds € en 2025 contre 0,87 en 2015 !), les immunosuppresseurs (3,05 Mds € contre 1,37 en 2015) et les médicaments du diabète (1,95 Md contre 1,41). A noter que sur cette période, le poids du Top 10 en valeur a également progressé de 50 % en valeur. Illustration de cette dynamique, les dix médicaments les plus onéreux en coûts de traitement ont tous dépassé la barre des 185 000 € par an et par patient. En ce qui concerne les prescripteurs, si le montant remboursé net de remise s’est stabilisé à 7,1 Mds € pour les médecins généralistes, il a toutefois augmenté de 10,7 % par an pour les médecins exerçant en établissements de santé. Principalement sous l’effet des médicaments innovants.


Photo : Freepik
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