dans SÉCURITÉ SOCIALE

Le Conseil d’administration de la Caisse centrale de la MSA a adopté  le 1er juillet dernier la COG 2026-2030.

«Cette convention donne au réseau une visibilité pour les cinq prochaines années et les moyens de poursuivre, en conciliant le sens des responsabilités et celui de l’engagement, les transformations engagées au service des adhérents, des territoires ruraux et de la qualité du service public de protection sociale», souligne la MSA dans un communiqué. Cette feuille de route lui permet «de disposer d’un cadre d’action clair et de moyens cohérents avec les missions qui lui sont confiées», ajoute-t-elle.

Négociée dans un contexte particulièrement contraint pour les finances publiques, cette COG fixe un objectif de diminution de 575 CDI à l’horizon 2030, soit le remplacement d’environ deux départs à la retraite sur trois. Le transfert complémentaire de 130 autres postes vers les activités autofinancées de la MSA est également prévu. Les moyens attribués au fonctionnement sont, quant à eux, stabilisés après avoir connu une baisse de 15% durant les cinq dernières années.

«Les investissements dans les systèmes informatiques et dans le patrimoine immobilier permettront de moderniser les outils de travail, d’améliorer les conditions d’accueil des adhérents ainsi que le cadre de travail des équipes de la MSA, et de poursuivre l’adaptation du réseau aux besoins des territoires», indique cette dernière.

Les fonds consacrés à la prévention santé (FNPEISA) sont en hausse 11% permettant de renforcer la contribution de la MSA aux politiques de santé publique. Les crédits consacrés à l’action sanitaire et sociale (FNASS) augmentent également, ce qui permettra de «nouvelles marges de manœuvre pour les actions locales» en lien avec l’évolution du périmètre d’intervention du FNASS (notamment afin de contribuer au Service public de la petite enfance et au Service public départemental de l’autonomie). Le budget consacré à la prévention du mal-être agricole s’accroît de 50 %.

La nouvelle COG doit également permettre de répondre aux besoins du monde agricole. Plusieurs priorités seront ainsi renforcées, notamment la simplification des démarches et la mise en place d’actions de prévention en santé et en sécurité au travail. L’accompagnement du mal-être agricole, notamment grâce au développement de l’aide au répit, sera également renforcé de même que le soutien apporté aux familles, jeunes, personnes âgées et aidants avec les programmes «Grandir en milieu rural» et «Bien vieillir en milieu rural». Le régime poursuivra par ailleurs sa modernisation, par exemple en développant la digitalisation des services «tout en maintenant une présence de proximité sur les territoires».


Photo : Siège de la CCMSA à Bobigny –  Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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