dans PRÉVOYANCE

La Fédération des institutions paritaires de protection sociale (FIPS) a récemment publié le rapport d’activité 2024-2025 de la médiation de la protection sociale (ex- médiation du CTIP).

Depuis la création de la médiation du CTIP, en 2010, le nombre de saisines n’a cessé d’augmenter passant de 79 dossiers entre 2010-2011 à 1 695 en 2024 (en progression de plus de 30% par rapport à l’année précédente). «La médiation est ainsi entrée dans les mœurs et devient un instrument usuel de résolution des diff­érends », souligne le rapport.

En quatorze ans d’activité, seuls 57 avis du médiateur sur 1 596 n’ont pas été suivis par l’institution de prévoyance (IP) concernée. S’agissant des avis rendus pour la seule année 2024, 9 refus sur 218 avis sont recensés à fin septembre dernier, soit un taux de succès de 96 %. Souvent argumentés par un fondement juridique, les refus des IP peuvent par ailleurs donner lieu à des échanges contradictoires avec le médiateur.

Sur les 1 695 dossiers reçus en 2024, 754 étaient irrecevables (par exemple pour des litiges sur lesquels le médiateur n’est pas compétent) et 105 l’étaient temporairement (le délai de saisine étant inférieur à deux mois après la première réclamation écrite auprès de l’IP ou du gestionnaire du contrat). Et sur les 836 dossiers recevables, 315 nécessitaient un avis du médiateur (218 avis rendus à fin septembre dernier), il a en outre pris acte de la résolution du litige par l’institution et à l’avantage du participant dans 353 dossiers. Enfin, il en a clôturé 168 insuffisamment documentés.

En 2024, 93 % des avis rendus concernent des contrats collectifs et seuls 7 % portent sur des contrats individuels. Par ailleurs, 64 % concernent des garanties de prévoyance (incapacité/invalidité/décès), 33 % des garanties de frais de santé et 3 % les retraites supplémentaires.


Photo : Freepik
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