Bruxelles a dévoilé un plan social visant à contribuer à l’éradication de la pauvreté (notamment en agissant sur la pauvreté infantile et en luttant contre l’exclusion par le logement) et à promouvoir les droits des personnes handicapées.
Bruxelles ambitionne de réduire d’au moins 15 millions le nombre de personnes exposées au risque de pauvreté d’ici 2030 et participer à y mettre fin dans l’UE d’ici à 2050. «Aujourd’hui, nous proposons une stratégie de prévention et de réduction de la pauvreté. Nous prenons des mesures décisives en renforçant la garantie pour l’enfance, en améliorant la prévention du sans-abrisme et en favorisant la pleine inclusion des personnes handicapées», souligne Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne. Le plan repose ainsi sur une proposition de recommandation du Conseil relative à la lutte contre l’exclusion en matière de logement, ainsi que sur deux communications portant d’une part sur la rupture du cycle de la pauvreté infantile et d’autre part sur le renforcement de la stratégie en faveur des droits des personnes handicapées.
Une coalition contre la pauvreté ainsi qu’ «un nouveau dialogue structuré pour consulter les personnes en situation de pauvreté sur les politiques pertinentes», seront notamment mis en place. La Commission consultera également les partenaires sociaux sur un éventuel nouvel instrument juridique visant à intégrer les personnes exclues du marché du travail.
Pour mettre un terme à la pauvreté infantile, l’institution propose de renforcer la «garantie européenne pour l’enfance». Elle mise sur l’accès des familles à des emplois de qualité, à des services de garde et à des «filets de sécurité solides», ainsi que sur l’amélioration de l’accès des plus jeunes aux programmes de mentorat et aux soins de santé mentale. La Commission testera avec les États membres une carte européenne pour faciliter l’accès aux services et apporter un soutien aux enfants dans le besoin. La proposition de recommandation du Conseil sur l’exclusion en matière de logement met l’accent sur les solutions à long terme et la prévention. Elle mise notamment sur la promotion d’un plus grand nombre de logements sociaux et sur une approche centrée sur la personne pour aider à trouver un toit.
La feuille de route comprend également le déploiement de la carte européenne du handicap et de la carte de stationnement, le lancement d’une «alliance pour une vie autonome», ou encore l’amélioration de l’accessibilité des transports et l’investissement dans des technologies d’assistance (comme les outils d’IA).


