Le nouveau conseil d’administration de la CNAF a été installé et a élu à l’unanimité sa tête Frédéric Romain (CFTC), en présence de la ministre de la Santé et des Familles.
«Je suis heureuse d’être présente pour ouvrir ce nouveau chapitre. Car c’est bien avec ce conseil d’administration et l’ensemble de la gouvernance de la branche Famille que nous avancerons. Après un démarrage budgétaire intense, j’ai défendu deux priorités pour la branche Famille depuis mon arrivée : le congé supplémentaire de naissance sur lequel je souhaite un déploiement effectif, lisible, sans rupture pour les familles et pour les employeurs, et une revalorisation nécessaire de 2 % de la PSU pour continuer à agir sur le Service public de la petite enfance», a souligné Stéphanie Rist devant les administrateurs.
Frédéric Romain succède à Isabelle Sancerni, qui était présidente du conseil d’administration depuis janvier 2018. Secrétaire confédéral protection sociale de la CFTC depuis 2019, il siège au conseil d’administration de la Cnaf depuis novembre 2023. «Je veillerai, avec le conseil d’administration, à ce que notre branche puisse continuer d’incarner les valeurs de solidarité et de vivre-ensemble qui sont celles de notre Institution. Sur tous les territoires, les Caf accompagnent au quotidien les familles et les populations les plus fragiles, quelles que soient leur situation et leur étape de vie», a-t-il souligné.
Les administrateurs ont également reconduit à l’unanimité Christian Gélis, représentant de la CPME, à la vice-présidence.
Lors de son intervention, la ministre de la Santé et des Familles a apporté des précisions sur le congé supplémentaire de naissance, rappelant que le dispositif sera «accessible» dès le 1er juillet prochain. Elle a évoqué «des travaux techniques majeurs» et une «dizaine de décrets nécessaire à ce nouveau droit». Ces textes seront «soumis aux consultations obligatoires en mars» en vue d’une publication «fin mai au plus tard».
La ministre a également annoncé de prochaines consultations sur la Prestation unique de service (PSU) qui «appelle une réforme». Elles porteront sur l’adaptation du financement aux pratiques actuelles des parents «pour stabiliser les gestionnaires», l’unification du financement avec les micro-crèches et la clarification de la répartition des financements entre Caf, communes, familles et Etat. La ministre a également insisté sur un renforcement de «la qualité» et de l’«offre» en horaires atypiques.

