dans ECONOMIE

L’Ordre des pharmaciens a publié mi-juin son dernier panorama de la démographie pharmaceutique, portant sur 2025. Si les professionnels inscrit sont en hausse, à l’inverse le nombre d’officines se replie.

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En dix ans, le nombre de pharmaciens inscrits à l’Ordre a progressé de 3,2%, atteignant 75 731, fin 2025. Sur un an, la hausse reste modérée à 0,9%. En une décennie, les primo-inscriptions ont grimpé de 31% (atteignant 3 044 en 2025). Par ailleurs, le nombre de professionnels âgés de plus de 66 ans (+ 98,9 %) a doublé sur la même période. La part des pharmaciens de moins de 40 ans, quant à elle, progresse de dix points atteignant 32,6 %, permettant de ramener l’âge médian à 45 ans. Par ailleurs, la profession apparaît largement féminine (67,6% de femmes vs 32,4% d’hommes).

Activité par activité, les effectifs progressent depuis 10 ans chez les adjoints d’officine (+ 10,3 %), les pharmaciens exerçant en Outre-mer (+15 %), dans l’industrie (+15,1 %) et dans les pharmacies à usage intérieur (PUI) (+ 15,9 %). A l’inverse, ils se replient fortement pour les pharmaciens biologistes médicaux (- 10 %), les titulaires d’officine (- 11,6 %) et les pharmaciens de la distribution (- 19,9 %).

Près des trois quarts de ces professionnels de santé exercent leur activité principale en officine, dont 31,6 % en tant que titulaires et 40,3 % comme adjoints. Les pharmaciens des établissements de santé, médico-sociaux et SDIS représentent 10,3 % des effectifs, ceux des laboratoires de biologie médicale 9 %, de l’industrie 5,4 %, de la distribution en gros 0,8 % et 2,7 % exercent en outre-mer.

En tout, 19 381 officines sont réparties sur le territoire (-1,3% par rapport à 2024 et -10,2% par rapport à 2015) soit 29 pour 100 000 habitants, contre 30 en 2024 et 34 en 2015. Les régions Île-de-France, Auvergne Rhône-Alpes et Nouvelle Aquitaine en concentrent 40%. Et un tiers sont implantées dans des communes de moins de 5 000 habitants. L’année dernière, 1377 cessions ont été enregistrées, contre 1352 un an plus tôt.

Autre enseignement de ce panorama, «l’ancrage des pharmaciens dans leur bassin de formation». En 2025, 65,3 % des primo-inscrits exercent au sein du territoire dans lequel ils ont réalisé leurs études. Hors Île-de-France, cette proportion grimpe même à 74,3 %. Par ailleurs, 8,1 % sont diplômés à l’étranger avant de s’installer en France.


Photo : Martina Baci /Cocktail Santé
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