dans POLITIQUE DE SANTÉ

« Tout cela est très positif », a souligné Frédéric Valletoux, président de la Fédération Hospitalière de France (FHF), sur France Info.

« Les lignes bougent avec des propositions très concrètes sur le financement, sur un changement de paradigme complet dans notre système de santé », a-t-il poursuivi pointant en particulier la volonté de « faire confiance aux acteurs de terrain et sortir d’une logique hyper bureaucratique ». De même, faire plus de place aux médecins et élus dans la gouvernance « est une bonne chose », a estimé le président de la fédération, qui est également maire de Fontainebleau. Enfin, la « remise à plat » de l’Ondam, réclamée par la FHF, s’annonce comme un « chantier majeur pour 2022 ».

« Après la juste valorisation des salaires des soignants, les dernières annonces témoignent d’une réelle prise en compte des attentes des professionnels. Nous retrouvons bon nombre de nos propositions parmi les mesures annoncées. Les pouvoirs publics ont compris qu’il est indispensable de faire davantage confiance aux acteurs de santé, sans considération de statuts, dont l’engagement sur le terrain a permis de tenir face à l’épidémie. Cette démarche est essentielle et doit impulser durablement une nouvelle dynamique » réagit, quant à lui, Lamine Gharbi président de la Fédération de l’Hospitalisation Privée (FHP). Les annonces en matière de gouvernance et la volonté de pérenniser les coopérations entre établissements sont saluées, tout comme les mesures visant à une plus grande médicalisation de l’Ondam dans un cadre pluriannuel. La fédération plaide pour que les établissements puissent bénéficier de la reprise de leur dette, « quel que soit leur statut ».

Côté syndicat, l’Unsa accueille favorablement la proposition de suppression du Copermo et se félicite des 4 000 lits supplémentaires. Satisfecit également concernant la sortie progressive de la T2A, par la mise en place de dispositifs expérimentaux « ville et hôpital » et la qualité de soins. La réflexion sur l’Ondam est saluée. En revanche, « l’Etat ne vas pas assez loin » avec l’effort supplémentaire de 6 Mds d’€ d’investissement, lissé sur 5 ans. L’Unsa regrette également l’absence de « mesure vraiment concrète » concernant l’accès aux soins. Sur le Service d’accès aux soins, le gouvernement est appelé à trancher. Le syndicat prendra sa part au prochain Ségur de la santé publique, rappelant sa position de « défenseur d’un changement de paradigme en santé pour faire une plus grande place à l’éducation à la santé et à la prévention ».

L’accueil est plus mitigé chez les professionnels de santé libéraux. La CSMF réclame « de toute urgence un Ségur de la médecine libérale ». Même si elle relève « quelques idées ou perspectives qui répondent à ses demandes », notamment le soutien aux équipes de soins primaires et de soins spécialisés, et plus largement à l’exercice coordonné ; la valorisation de la médecine spécialisée dans le cadre des démarches de qualité et de pertinence; le développement de la télémédecine; ou encore la plateforme numérique pour le service d’accès aux soins.

« Le Ségur de la santé a vu l’hôpital public obtenir des moyens très significatifs pour son développement. Les médecins généralistes ne comprendraient pas que le secteur ambulatoire ne bénéficie pas d’un investissement du même ordre, signal d’une volonté de transformation profonde du système de santé », pointe de son côté MG France. A propos des deux négociations conventionnelles sur la valorisation de l’exercice coordonné et la création du service d’accès aux soins, des « moyens à la hauteur des enjeux sanitaires majeurs auxquels elles doivent répondre » sont réclamés.

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