dans POLITIQUE DE SANTÉ

«Ce que la crise exige de nous, c’est que le rythme du changement et les moyens nouveaux pour l’hôpital changent le quotidien des personnels soignants dans les tout prochains mois», a souligné Edouard Philippe hier en ouverture du Ségur de la Santé. Devant près de 300 acteurs (institutionnels, élus, représentant des usagers, ARS, Assurance maladie, ordres professionnels, syndicats etc.), le Premier ministre a insisté sur la volonté du gouvernement d’ « aller vite ».

Pour les soignants, il a promis une revalorisation « significative », « comme le sera l’augmentation de l’Ondam dans les années à venir ». En matière d’investissement, le chef du gouvernement a confirmé un vaste plan pour compléter la reprise de dette (de 10 Mds €). « Une partie de ce programme doit être dédiée aux investissements au niveau des territoires, pour accélérer les coopérations entre la ville, l’hôpital, le médico-social et entre le public et le privé ». Dès lors, les règles de fonctionnement du comité interministériel de performance et de modernisation de l’offre de soin (Copermo) « devront être revues». Sur le plan du financement, la réforme de la T2A sera accélérée pour remplir l’objectif de diminuer la part de cette tarification à l’activité « en-dessous de 50% ». Et d’ajouter: « Dès 2021, je souhaite que soient mises en œuvre la réforme du financement de la psychiatrie, la réforme du financement des urgences et que nous poursuivions celle des soins de suite ».

En matière de gouvernance, les propositions de la mission Claris sont attendues. Edouard Philippe a toutefois salué le « mode de management efficace » ayant fonctionné pendant la crise. Il a rappelé l’objectif de « bâtir une nouvelle organisation du système de santé » dans chaque territoire mêlant l’hôpital, la médecine de ville et le médico-social.

Enfin sur le numérique, le locataire de Matignon a mentionné le développement de la télémédecine pendant la crise sanitaire, la nécessité de « mieux exploiter les données » et le caractère «prioritaire » de l’espace numérique de santé (ENS) prévu pour début 2022.

Le ministère de la Santé a apporté des précisions sur le déroulement de cette grande concertation. A l’échelle nationale elle reposera sur un Comité Ségur et un Groupe Ségur spécifique pour les carrières et les rémunérations, mis en place dès aujourd’hui et chaque semaine jusqu’à la fin des travaux. Nicole Notat, ancienne secrétaire générale de la CFDT, sera chargée de l’animation de ces deux instances. «Une concertation sera également menée en parallèle avec les fédérations d’établissements privés », précise le ministère. Outre les retours d’expérience territoriaux et l’ «espace d’expression dématérialisée», qui ouvrira début juin, les travaux pourront s’appuyer sur la consultation citoyenne sur l’hôpital lancés par le CESE.


Photo: Ministère de la Santé
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