dans POLITIQUE DE SANTÉ

«La dépression et les troubles anxieux, maladies fréquentes dont souffrent chaque année 17% des Français, augmentent de façon inquiétante», rappelle l’Institut Montaigne dans une récente étude.

Amplifiées par la pandémie, les souffrances psychiques et les impacts psychiatriques «vont sans aucun doute constituer l’un des grands défis des prochaines années», estime le think tank. A travers une approche comparative impliquant la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Australie, il formule une série de propositions.
Première d’entre elles : s’appuyer plus fortement sur les médecins généralistes et leur donner les moyens «d’intégrer la prise en charge de la santé mentale dans une approche centrée sur les patients, collaborative et non stigmatisante». A cette fin, ces praticiens devraient notamment être dotés d’outils cliniques faciles et rapides à utiliser pour détecter les troubles psychiques.
Autre piste, favoriser l’accès aux psychothérapies adaptées via leur remboursement dans le cadre de parcours de soins définis, une meilleure formation des professionnels, le développement des outils numériques et la télémédecine.
L’Institut Montaigne préconise également de faciliter la création de nouveau métiers dans le champ de la santé mentale, notamment les infirmiers en pratique avancées (IPA). Enfin, le numérique pourra permettre de simplifier les échanges d’information et la coordination entre les professionnels de santé.

Illustration : Freepik
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