dans POLITIQUE DE SANTÉ

Le défenseur des droits, Jacques Toubon, a présenté les résultats d’un test de situation sur “le refus de soins discriminatoire liés à l’origine et à la vulnérabilité économique dans trois spécialités médicales” qu’il a demandé conjointement avec le Fonds Complémentaire Santé Solidaire.

Ce test réalisé au niveau national sous format de testing téléphonique entre février et mai 2019, avait pour objectif de mesurer les différences de traitement dans l’accès aux soins en fonction de l’origine du patient (via son nom de famille) et sa situation économique (bénéficiaire de l’ACS/CMU-C) auprès de trois professions : les chirurgiens dentistes, les gynécologues et les psychiatres.

Les résultats de cette étude font remonter un refus de soins de chez 9% des chirurgiens-dentistes contactés, 11% des gynécologues et 15% des psychiatres. De plus, le taux de refus est plus conséquent dans ces trois spécialités chez les bénéficiaires de l’ACS que ceux relevant de la CMU-C. Les résultats révèlent également un taux de discrimination plus élevé chez les acteurs de santé du secteur 2.

A la veille du lancement de la Complémentaire Santé Solidaire, le défenseur des droits appelle les autorités publiques à agir au plus vite pour endiguer ces pratiques relevant du “délit au regard de la loi.”


Publié dans la Lettre du 31 octobre 2019 – Photo Luc Seba / Cocktail Santé
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