dans POLITIQUE DE SANTÉ

La fédération des CPTS (FCPTS) organisait hier au ministère des Solidarités et de la Santé sa première journée nationale. Au menu : rencontre avec les pouvoirs publics et présentation des projets émergeant du terrain.

Dans son discours introductif, le président de la FCPTS, le Dr Claude Leicher (ex MG-France), a tenu à saluer la décision des pouvoirs publics de donner aux acteurs de terrain le pouvoir de faire émerger des modes d’organisations territoriales, les CPTS, dans un contexte général tendant vers plus de “centralisation”.

Le président de la fédération a, en outre, tenu à rappeler quelles étaient les missions dévolues aux communautés en insistant particulièrement sur celles présentant un caractère “révolutionnaire” à savoir l’articulation entre la sphère médicale et le social/médico-social, le déploiement de programmes de santé publique “pertinents et évaluables” et plus globalement sur la nécessité qu’auront les CPTS d’intervenir sur les inégalités sociales en matière d’accès aux soins. Un travail de longue haleine donc, qui prendra “une dizaine d’années” pour atteindre l’ensemble des objectifs fixés par le Président de la République en septembre 2018.

Le rapporteur général de la loi de transformation du système de santé, Thomas Mesnier (député LREM), a de son côté insisté sur le fait que les CPTS sont la solution à la problématique des urgences si on arrive à les interfacer avec le futur service d’accès aux soins.
Il a par ailleurs indiqué, en matière de politique de santé territorial, que le succès des CPTS menera “imparablement à poser la question du conventionnement territorial”.

Nicolas Revel (CNAM), intervenant également à cette manifestation, a rappelé le caractère innovant de l’accord conventionnel ACI. Celui-ci aura permis de faire émerger un modèle d’organisation territoriale dont les professionnels de terrain devront se saisir et pour lequel l’Assurance Maladie aura plus tendance à “accompagner” qu’à “diriger” leurs projets médicaux.

Au dernier recencement de septembre, 400 projets de CPTS étaient soit installés soit en cours de constitution sur tout le territoire couvrant potentiellement pas moins de 16 millions de Français. La plus grosse communauté couvrant près de 354 000 habitants contre 8 500 pour la plus petite.


Publié dans la Lettre du 24 octobre 2019 – Illustration : Freepik
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