dans POLITIQUE DE SANTÉ

Une semaine après avoir tiré la sonnette d’alarme à propos de la non parution du décret sur les stocks de sécurité des médicaments, France Assos Santé dénonce le contenu du projet de texte, jugé insuffisant.

« Le dispositif prévu par la loi – qui constitue déjà le fruit d’un compromis – précise que la limite de ces stocks ne peut “excéder quatre mois de couverture des besoins”. Aujourd’hui la santé de nos citoyens perd encore la partie. Le décret actuellement proposé définit une mesure à minima répondant à la pression des industriels : 2 mois de stocks », pointe le collectif d’associations de patients précisant que seule l’Agence nationale de sécurité du médicaments (ANSM) pourra définir des exceptions. « Seule une obligation de constitution d’un stock de sécurité de 4 mois pour l’ensemble des médicaments à intérêt thérapeutique majeur (MITM) permet de prévenir à minima les pénuries et de protéger tous les malades », martèle-t-il.

De son côté, le Leem (Les entreprises du médicament) «rappelle que les MITM représentent aujourd’hui la moitié des 15 000 spécialités pharmaceutiques commercialisées en France et qu’en conséquence une obligation de stockage de 4 mois pour l’ensemble de ces produits est matériellement irréalisable ». Le représentant de l’industrie pharmaceutique souligne en outre que ces produits sont majoritairement anciens et faiblement valorisés. Dès lors «l’allongement excessif de la durée de stockage de ces médicaments modifierait profondément leurs conditions d’exploitations et conduirait probablement certains fournisseurs à les retirer du marché». Enfin, il se déclare «favorable à la sécurisation de stocks des médicaments les plus indispensables», mais dans le cadre «d’un dispositif pragmatique et responsable».


Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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