dans POLITIQUE DE SANTÉ

L’Agence du Numérique en Santé (ANS) vient de présenter le bilan 2020 de la feuille de route du numérique en santé.

«Dès février 2020, les acteurs publics et privés, nationaux comme locaux, ont déployé ensemble une énergie incroyable pour mettre en place les services numériques utiles à la prise en charge de la Covid-19. Nombre de projets auraient pu être fluidifiés si le virage numérique, programmé sur 2019-2022, n’avait pas été à mi-chemin. Malgré tout, des exploits industriels dont nous n’aurions jamais osé rêver dans l’administration ont vu le jour pour répondre à l’urgence, faisant notamment de la France un pays à la pointe du suivi épidémiologique temps réel et exhaustif», soulignent Dominique Pon et Laura Létourneau, respectivement responsable et déléguée ministériels au numérique en santé.
Outre les projets numériques portés dans le cadre de l’épidémie de Covid-19, l’ANS revient sur les 5 grandes orientations : renforcer la gouvernance du numérique en santé ; intensifier la sécurité et l’interopérabilité ; accélérer le déploiement des services numériques socles ; déployer au niveau national des plateformes numériques de santé ; soutenir l’innovation et favoriser l’engagement des acteurs. Ces grands axes s’articulent autour de 30 actions.
Parmi les chantiers clés, la Carte vitale dématérialisée (ApCV). Une expérimentation est en cours dans les départements des Alpes Maritimes et du Rhône, 974 assurés étaient concernés en novembre dernier. Les cahiers des charges aux éditeurs de logiciels de professionnels de santé ont, quant à eux, été diffusés en octobre.
Autre action phare, la e-prescription, qui devait être mise à disposition des éditeurs prescripteurs, pharmaciens et professionnels de la LPP en décembre dernier. Six éditeurs autorisés ont été préalablement retenus à l’issue d’un appel à candidatures. Elle sera élargie à partir de cette année «avec des travaux à mener avec les professionnels de santé». Sa généralisation est prévue au plus tard fin 2024.
Cette année 2021 sera marquée par le développement de l’expérimentation de l’Espace Numérique de Santé (ENS) en vue d’une généralisation en 2022. La phase pilote est prévue à partir de juillet prochain pour quelque 1,3 million de personnes.

Photo : Gie Sesame-Vitale
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