dans POLITIQUE DE SANTÉ
Coutume oblige, les deux principales fédérations hospitalières (FHF et FHP) ont présenté hier leurs vœux pour la nouvelle année. Bien que les deux évènements étaient séparés, elles se sont rejointes pour appeler le gouvernement à accélérer le rythme de transformation du système de santé.

 

La FHF, au travers de son président Frédéric Valletoux, a introduit ses vœux en rappelant l’incroyable mobilisation des hôpitaux publics dans cette crise. En accueillant près de 4 patients sur 5 hospitalisés du fait de la Covid, «nos établissements de santé démontrent encore une fois qu’ils sont le premier bouclier sanitaire du pays malgré des années de pression» précise-t-il.
Au-delà de la gestion de crise, les hôpitaux publics interpellent les pouvoirs publics en leur demandant de ne pas «se limiter» au retour à la normale. Priorité doit être donnée à la restructuration de l’offre de soins, à une politique de recrutement ambitieuse et à la fin des logiques «d’austérité budgétaire». Dans ce cadre, la fédération attend de pied ferme la fin des travaux concernant l’évolution de l’Ondam. Elle demande également de ne pas mettre de côté les ambitions affichées en matière de politique de grand âge même si aucun projet de loi ne voit le jour d’ici la fin d’année.
Du côté des cliniques et hôpitaux privés, le ton se veut résolument constructif. Pour le président de la FHP, Lamine Gharbi, «2021 doit être une année de transition placée sur l’espoir de la vaccination. L’objectif doit être de préparer 2022». Dans ce cadre, près de 300 centres ont déjà été ouverts et 150 sont en attente d’un feu vert préfectoral.
Concernant les autres chantiers à mener cette année, la fédération appelle à aller plus loin que le Ségur notamment sur les questions d’emploi et de formation des soignants ainsi que sur les politiques d’investissement qui doivent permettre «d’accroitre la territorialisation des soins». En parallèle, la FHP salue les réformes sur la tarification mais appelle à prioriser la qualité des soins et le service médical rendu.
Pour l’après crise, le président fédéral demande aux pouvoirs publics de retenir les leçons en facilitant la simplification des protocoles et en casser les barrières entre acteurs publics et privés mais aussi entre médical et médico-social. «La période est à l’entraide et pas à l’opposition» conclut-il.
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