dans POLITIQUE DE SANTÉ

Le cru 2020 du PLFSS a soulevé de nombreuses réactions dans les fédérations hospitalières, les syndicats médicaux et les partenaires sociaux. Globalement plutôt négatives…

En pleine crise des services d’urgence, c’est peu dire que les fédérations hospitalières attendaient impatiemment ce PLFSS. Le résultat présenté hier par le Gouvernement est en décalage par rapport à leurs attentes.

  • La FHF (hôpitaux publics) déplore le couplage d’un sous Ondam hospitalier à 2,1% et des efforts d’économies portées à 800 Ms € qui pénalisent l’activité des établissements hospitalier.Pour le côté positif, la fédération des établissements publics salue les mesures portant sur la pertinence perçue comme “la seule voie pour financer les réformes.”
  • Même son de cloche pour la FHP (cliniques privées). Son président, Lamine Gharbi, estime que ce sous Ondam hospitalier est un “non sens économique et social” et a, par ailleurs, estimé que les efforts d’économies sont “irréalistes”. La fédération demandant que l’Ondam soit pour le coup réévalué.
  • La FEHAP (établissements privés à but non lucratifs) va dans le même sens mais souhaite tout de même qu’en parallèle de ce PLFSS, un geste soit effectué sur les futurs tarifs hospitaliers.

Côté syndicats médicaux, si MG-France avait déjà proposé un contre projet avant hier (cf. newsletter ESE d’hier matin), les autres ont également accueilli froidement le projet de loi.

  • Si la CSMF se félicite du respect de l’Ondam pour 2019, elle pointe toutefois que les dépenses en actes et prescriptions de 1,235 Mds € en 2020, soit 340 Ms de plus que l’année précédente. Une décision qui risque de “fragiliser des pans entiers de la médecine de ville”.
  • Pour la FMF, le président Hamon a tenu à saluer la mesure visant à exonérer les médecins diplômés de charges sociales dans les 5 ans qui suivent leur diplômes en zone sous-dense.

Enfin pour les partenaires sociaux:

  • la CFDT rejette le projet de loi jugeant que celui-ci remet en cause “les principes d’autonomie et d’un financement exclusif affecté à la Sécurité sociale” et que le volet économie maintient “sous pression” le personnel hospitalier.
  • Force Ouvrière formule également de nombreux reproches à ce texte dénoncant notamment que “la « nouvelle solidarité entre l’État et la Sécurité sociale » qui consiste à financer une politique économique avec les recettes de la Sécu.”
  • Enfin, l’UNSA note pour sa part que si plusieurs mesures vont dans “le bon sens” (handicap, dépendance et le suivi post-oncologique), la baisse du niveau d’Ondam en 2020 est un signal négatif envoyés aux différentes professions de santé.

Publié dans La Lettre du 1er octobre 2019 – Photo : DR
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