dans SÉCURITÉ SOCIALE

Mandaté par le Conseil des Prélèvements Obligatoires (CPO), Harris Interactive a interrogé les Français sur leur perception des différents prélèvements fiscaux et sociaux. Retour sur les principaux enseignements de cette enquête.

«Les Français ont globalement une mauvaise connaissance des principales données du système fiscal », observe le CPO, dans une note accompagnant ce sondage. Ainsi, 15 % ignorent s’ils payent la CSG ou pas, et parmi ceux qui affirment la payer 45 % ne connaissent pas son taux. De plus, seuls 14 % situent le taux de prélèvement obligatoire dans le PIB entre 40% et 49 % en France (44,5 % en 2020 selon l’Insee). Or, « il ressort de l’analyse de ces données qu’une mauvaise connaissance du système fiscal est associée à une plus faible acceptation de l’impôt, même si le lien entre ces deux variables est relativement peu robuste », poursuit le CPO.

Par ailleurs le taux de confiance concernant l’utilisation de l’argent public paraît plus élevé pour les administrations locales comme les communes (70%), les départements (60%) et les régions (54%) que pour l’Etat (33%) et l’Union Européenne (38%).

Si 75% des Français pensent que le niveau d’imposition est trop élevé (4% le jugent trop bas), ils sont un peu moins nombreux à faire ce constat pour les cotisations sociales (60%). « Ce constat peut s’expliquer par le fait que les cotisations sociales ont une contrepartie directe (les prestations), alors que tel n’est pas le cas pour les impôts », souligne le CPO.

Par ailleurs, les sondés sont partagés concernant la répartition entre impôts et cotisations sociales dans le financement de la Sécurité sociale. Pour 36%, la part des impôts devrait être plus importante qu’aujourd’hui et la part des cotisations sociales moins importante, 24% pensent l’inverse (la part des impôts devrait être moins importante) et 38% sont satisfaits par la situation actuelle.

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