dans ASSURANCE MALADIE

«Pendant l’épidémie, quels que soient vos problèmes de santé, faites-vous soigner», martèlent le ministère de la Santé, Santé publique France et la Cnam dans une campagne de communication commune qui se tiendra jusqu’au 6 décembre prochain.

L’épidémie de Covid-19 a profondément bouleversé le suivi médical. En avril dernier, au plus fort de la première vague, une baisse de 31% du nombre de consultations a été constatée pour les généralistes, par rapport à la même période de l’année précédente. Pour les spécialistes, le repli a atteint 56%.
Le premier confinement a également entraîné une baisse des examens, notamment ceux permettant de dépister des cancers. Au 13 septembre, est observée «une diminution significative» de l’utilisation de produits pour réaliser des diagnostics médicaux, notamment par endoscopie ou par imagerie ( – 250 000 préparations pour la coloscopie, – 500 000 injections pour les produits iodés pour scanner, – 280 000 utilisations de produits de contraste pour les IRM). Un recul d’au moins 10% est également pointé pour les nouveaux traitements pour le cholestérol (statines), des maladies cardiovasculaires (antiagrégants plaquettaires) ou l’insuffisance cardiaque ou rénale (furosémide).
«Les craintes des patients sont compréhensibles, mais il est important de rassurer chacun : les professionnels de santé ont pris toutes les mesures nécessaires pour assurer leur suivi en toute sécurité en ville et à l’hôpital», soulignent le ministère, Santé publique France et la Cnam. Les possibilités de recourir à la téléconsultation (y compris par téléphone en cas de difficulté d’accès au numérique) prise en charge à 100% sans avance de frais, et dans certains cas de faire renouveler une ordonnance par le pharmacien ou l’infirmier sont également rappelées. Les opérations de dépistages organisés du cancer colorectal et du sein se poursuivent, contrairement au premier confinement.
En parallèle de cette campagne télé et radio, l’Assurance Maladie conduit des actions d’information et de sensibilisation envers ses 67 millions d’assurés. Les personnes plus fragiles (atteintes d’une ALD, plus de 65 ans, femmes enceintes) recevront des messages spécifiques.

Photo : Philippe Chagnon/Cocktail Santé

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