dans POLITIQUE DE SANTÉ

Le LEEM a présenté la 10ème édition de son enquête sur l’état des essais cliniques en France. La situation s’améliore mais la concurrence européenne reste forte.

Les mots prononcés par le président du LEEM, Frédéric Collet, sont forts. L’édition 2020 de l’enquête faite par le représentant des industries du médicament portant sur les essais cliniques révèle pour lui que la France continue de «perdre du terrain» alors que «nous devrions être le premier acteur européen». Les chiffres présentés confirment son constat.

Sur le plan de la recherche médicale, l’Europe reste un bastion fort mondial en se positionnant devant l’Asie mais derrière les Etats Unis. La France se situe en 4ème position au niveau européen, l’Allemagne, la Grande Bretagne et l’Espagne nous devançant. Sur les essais de phase précoce (phase 1 et 1/2), étape critique dans le processus de la recherche clinique, la France se positionne au 5ème rang continental. Devancés notamment par nos voisins belges. Sur le seul domaine de l’oncologie, la France conserve son 2ème rang européen (19% des essais cliniques mondiaux) derrière l’Espagne (22%). Toutefois, on dénombre 956 essais cliniques initiés par le top 3 européen en 2018-2019 mais qui n’ont pas intégré la France dans leur processus de développement. Un chiffre jugé comme «inquiétant» sachant que beaucoup d’entre eux sont portés par des biotechs. Un secteur très porteur en termes d’innovation thérapeutique.

A noter que sur les délais de d’initiation des essais, l’étude pointe une amélioration de la situation qui reste toutefois perfectible par rapport aux meilleures pratiques constatées chez nos voisins européens.
Dans ce contexte, le LEEM avance 10 propositions fondées sur les résultats de cette étude et sur les enseignements de la crise sanitaire actuelle pour renforcer l’attractivité de la France pour les essais cliniques. Parmi celles-ci, on notera la mise en place d’un guichet unique au sein de l’ANSM, la création d’une plateforme nationale pour les essais cliniques, le développement de dispensation de traitements à domicile et le renforcement du suivi des patients à distance. Le LEEM souhaite ainsi allier «attractivité scientifique et économique» dans le but de créer plus de «cohérence dans la chaine».


Photo : Philippe Chagnon / Cocktail Santé
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