dans PRÉVOYANCE

Même s’il est encore trop tôt pour évaluer tout le coût de la crise sanitaire pour les acteurs, notamment les complémentaires santé, certaines tendances se dessinent. Hier, un
« webinar » organisé par les cabinets Addactis et Joxa s’est penché sur les impacts sur les frais de santé.

Premier enseignement, concernant les patients Covid-19, «le seul coût à considérer est celui des cas graves » a souligné Josette Guéniau, associée Joxa. Les patients non graves sont restés à leur domicile pour des dépenses de santé peu élevées (recours à la téléconsultation prise en charge à 100% par l’AMO, médicaments prescrits ayant un faible coût, pas d’examen complémentaire).

En revanche, 44% des patients pris en charge à l’hôpital sont passés en réanimation. Selon Santé Publique France, 67% présentaient une ALD. Or, le ticket modérateur s’applique pour la réanimation et non le forfait journalier hospitalier. L’ardoise pourrait donc s’avérée très élevée pour les Ocam. Toutefois, les services administratifs des hôpitaux ont souvent été trop débordés pour recueillir tous les éléments liés à la facturation. Se pose également la question d’une prise en charge à 100% pour les patients en ALD. Reste la question du coût des soins de suites et du suivi en ville de ces patients après leur sortie, avec des frais possiblement élevés.

Autre volet de l’impact de la crise sanitaire sur les Ocam, les reports des soins impliquant une baisse des dépenses de santé courante d’une «ampleur sans précédent ». Pour l’experte de Joxa, « le rebond sera faible ». L’Assurance maladie prend intégralement en charge les consultations de déconfinement pour les personnes fragiles et en ALD. Et sur le plan de l’optique, le Réseau des opticiens de France anticipe une baisse de chiffre d’affaire de 30 à 35 % pour 2020 (après un recul constaté à fin février du panier moyen de – 6,4 % et un repli global du marché des lunettes de vue de – 2,1 % à fin février lié au 100% santé ) . « La pénurie de temps médical » antérieure à la crise sanitaire devrait aussi s’accentuer en raison consultations prioritaires et des mesures sanitaires chez les praticiens.

Enfin, le coût de l’aggravation de certaines pathologies concernera surtout les ALD avec un impact concentré sur l’Assurance maladie.

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