dans LIBRES PROPOS & ÉDITOS

Le silence des rues, de nos immeubles, de notre environnement est désormais notre quotidien. Presque oppressant ! Paris est vide. Nos villes sont vides, silencieuses. Il va falloir s’y habituer.

Comme si la vie avait disparu. Le son de nos journées se rythme au carillon d’un clocher d’église qui résonne au loin. Ou d’un véhicule de police filant à vive allure. C’est pire que le 15 août, moment le plus calme de l’année paraît-il. Il fait nuit le jour…
De mémoire sociale et politique, ce que nous sommes en train de vivre est inédit. D’autant que cette crise n’a pas été anticipée et que le Covid-19 est définitivement une affaire mondiale au sens d’un possible bouleversement irréductible.

Deux questions sont en suspens.

D’abord et surtout, bien sûr, quand et comment sortirons-nous de cette crise ? Et, à notre modeste niveau, partagé cependant par les milliards de nos contemporains, tirerons-nous profit de ce qui nous arrive ?
Oublions un instant les arrogances nationales, celles des grands Etats soi-disant plus capables que les autres à l’instar de la Chine foyer de ce drame, des Etats-Unis de plus en plus loin de notre Amérique d’antan, du Royaume-Uni autrefois mieux dirigé. Sans oublier notre France, laquelle, comme Voltaire l’indiquait à son ami le marquis de Chauvelin en 1765, « vient toujours tard à tout ». Un propos d’humeur qui dépasse toujours le circonstanciel.
Au sortir des deux grands conflits mondiaux du siècle dernier, l’humanité avait espéré faire des Nations unies une forme de gouvernance mondiale des risques de guerre. Bien que les événements qui suivirent aient dissuadé l’ambition première, replongeant alors les peuples dans les affres des conflits meurtriers.
Tirerons-nous profit de cette crise ? Il n’y aura pas de véritable vainqueur. Espérons que les opinions, ce qui compte le plus, n’entreront pas dans le jeu sordide de certains gouvernants appelant au nationalisme belliqueux.
Car il nous faut un ordre mondial sanitaire coordonné. Il faut des solutions coordonnées, qu’elles soient d’ordre politique, médical, économique ou social. Que prétendre d’autre ? Quel sens donner à nos vies, à nos engagements humains, professionnels et sociaux, sinon partager davantage ce qui doit rassembler d’abord, c’est-à-dire l’essentiel ?
Naïfs que ces propos, bien entendu. Mais ils font du bien.

Bon courage à tous !


Photo: Jeanne Frank / Cocktail Santé
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