dans POLITIQUE DE SANTÉ

L’Igas vient de publier un rapport dressant l’état des lieux des dispositifs de formation professionnelle en vigueur et proposant des orientations pour la mise en œuvre de la certification périodique, créée par l’ordonnance du 19 juillet 2021.

Sept catégories de professionnels de santé «à ordre» sont concernées, soit un peu moins de 1,2 million de libéraux, salariés des secteurs public et privé. Il s’agit des médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, pharmaciens, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes et pédicures-podologues. La mise en œuvre de ce dispositif est prévue pour le début d’année prochaine.

Ils devront désormais apporter la preuve qu’ils ont réalisé des actions sur une période de six ans (neuf pour ceux déjà en activité) autour de quatre grands objectifs : actualiser leurs connaissances et leurs compétences ; renforcer la qualité de leurs pratiques professionnelles ; améliorer la relation avec leurs patients ; mieux prendre en compte leur santé personnelle. Pour chaque métier, les conseils nationaux professionnels détermineront les parcours de formation, dans le cadre d’une méthodologie définie par la HAS et des orientations posées par le nouveau Conseil national de la certification périodique présidée par Lionel Collet.

Alors que la dépense liée à la formation est estimée a minima à 555 Ms € par an pour les professions concernées, la mission propose plusieurs hypothèses de chiffrages, aboutissant à des surcoûts potentiels de l’ordre de 1,5 à 5,4 Mds € sur 6 ans, soit 250 Ms à 900 Ms € par an. «La valorisation d’actions existantes (qualité, gestion des risques…), à hauteur de 1,4 à 2,8 Mds € en 6 ans (233 à 466 Ms par an), permet de réduire significativement ce surcoût, voire potentiellement, et sous réserve d’un suivi et pilotage efficace, de l’absorber entièrement», avance l’Igas. Les frais liés au soutien des acteurs, les conseils nationaux professionnels (CNP) essentiellement, mais aussi les stagiaires et employeurs, en matière de système d’information (SI) et de dépenses de remplacement ou d’indemnisation sont estimés, quant à eux, à 178 Ms € sur 6 ans.

L’Igas recommande également d’ «assurer une montée en charge progressive» et de «mettre en place une régulation globale» permettant d’articuler le nouveau dispositif avec ceux déjà en place.

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