dans POLITIQUE DE SANTÉ

La ministre de la Santé et des Solidarités, Angès Buzyn a fait hier une série de mesures pour résoudre les problèmes structurels auxquels font face les services d’urgences. L’Etat entend dégager 754 Ms € supplémentaires sur 3 ans pour les soutenir.

Après les premières annonces faites la semaine dernière lors de sa visite au CHU de Poitiers, Agnès Buzyn a dévoilé hier sa feuille de route pour résoudre le problème des urgences avec à ses côtés, le Pr Pierre Carli, le député LREM Thomas Mesnier mais aussi Nicolas Revel, DG de la CNAM. Un plan de mesures “nourrit des expériences terrain.”

Dénommée “Pacte de refondation des urgences“, cette feuille de route contient douze mesures clés avec en toile de fond un message fort porté par la ministre : “Chacun détient sa part de solution.”

– Première mesure, présentée comme “la mesure prioritaire” aux professionnels de santé lors de la présentation du projet par la ministre, la création d’un Service d’Accès aux Soins (SAS) couvrant tous les territoires pour répondre à toute heure aux demandes de soins de Français. Pour définir l’organisation cible de ces SAS et répondre à la question du numéro unique (ou pas), une phase de travaux et de concertation d’une durée 2 mois est d’ores et déjà lancée. Le SAS doit être opérationnel dès l’été prochain.

5 mesures autour de la prise en charge en amont des urgences : montée en puissance des CPTS et création de 50 de maisons médicales de garde supplémentaires; tiers-payant généralisé pour la partie Assurance maladie par les médecins libéraux participant à la permanence des soins; suivi des malades chroniques pour les IPA; renforcer la prise en charge médicale dans les Ehpad; généraliser les télé-outils dans les SAMU.

5 mesures spécifiques aux urgences hospitalières : créer des IPA spécifique aux urgences; encourager le développement de dispositifs de mutualisation inter-hospitalière pour lutter contre les dérives de l’Intérim médical; révision du mode de financement des urgences avec plus de forfaits et moins de T2A; renforcer la sécurité du personnel hospitalier.

Et enfin en aval: la réorganisation interne de l’établissement hospitalier au profit de l’accueil des hospitalisations non programmées via la mise en place de contrat institutionnel entre les services d’urgence et les médecins d’autres services afin d’en faire “l’affaire de tous” à l’instar des modèles d’organisation scandinaves.

L’ensemble de ces mesures est chiffré à 754 Ms €, étalées sur 3 ans. L’effort pour 2020 est évalué à 150 Ms €. Au final, l’enveloppe globale dédiée aux urgences avoisinera les 1,1 Mds € en incluant les budgets initialement prévus dans Ma Santé 2022 et les primes exceptionnelles allouées en juillet dernier.

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