dans POLITIQUE DE SANTÉ

La Cour des comptes a publié, hier, son traditionnel rapport public annuel, retour sur les thématiques abordées dans le champ de la santé /protection sociale.

Adoubement de la gestion Arrco-Agirc
Pas de vrai reproche de la part de la Cour des comptes sur le pilotage et la gestion des retraites complémentaires des salariés Arrco-Agirc. La visite de la fédération nationale qui coiffe les gestions par les groupes de protection sociale paritaire ne donne pas lieu à critiques significatives.
On notera qu’à défaut de l’accord paritaire patronat-syndicats d’avril 2019 sur les perspectives du régime national, le déficit projeté en 2030 dépassait 12 Mds €. En définitive, il sera de 500 Ms voire 1 Md €. Comme quoi les partenaires sociaux savent gérer…

Dossier pharmaceutique (DP)
La Cour des Comptes se penche aussi sur le dossier du dossier pharmaceutique (DP) piloté par l’Ordre des Pharmaciens (CNOP).
Deux chiffres à particulièrement retenir : 38,3 millions de dossiers créés au 1er juin 2019 avec près de 99,9% des officines qui y sont raccordées. La Cour met également en exergue une gestion «opérationnelle efficace» par le CNOP et « sans intervention des pouvoirs publics ». Des imperfections dans le périmètre actuel demeurent toutefois (défaut de conformité à la RGPD, non obligation d’alimenter le DP pour les établissements de santé,…) mais, globalement, le déploiement de l’outil est plutôt une réussite.

L’un des enjeux majeurs pointé par les Sages sera la capacité d’articuler le DP avec le DMP. L’interopérabilité entre les deux ne sera possible qu’à partir de 2023 car la Cnam priorise avant tout la procédure de création automatique du DMP sauf opposition prévue à compter du 1er juillet 2021. Entre temps, ces outils seront intégrés au futur espace personnel numérique de santé qui sera officiellement lancé au 1er janvier 2022.

Enfin, la Cour consacre un chapitre de son rapport à l’insuffisance rénale chronique terminale (IRTC), pointant une « prise en charge à réformer ». Les magistrats soulignent une aggravation des faiblesses dans l’organisation de la prise en charge et avancent plusieurs leviers à mobiliser.


Photo : Luc Seba / Cocktail Santé
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