dans ASSURANCE MALADIE, POLITIQUE DE SANTÉ

Le ministère de la Santé et l’Assurance Maladie ont annoncé l’ouverture d’un dispositif unique pour la prise en charge des arrêts de travail des personnes dont les enfants de moins de 16 ans sont concernés par des mesures de maintien à domicile dans le cadre de la gestion du coronavirus.

Une plateforme en ligne a été mise en place pour tous les régimes de Sécurité sociale. Faute de solution de garde alternative et si l’activité ne peut pas être poursuivie à domicile, l’employeur devra remplir un formulaire sur le site https://declare.ameli.fr, entraînant la délivrance d’un arrêt de travail, impliquant le versement d’IJ.

Les habitants de certaines zones identifiées, ayant été en contact « rapproché et prolongé » avec une personne diagnostiquée comme porteuse du virus sont également tenus à une période d’isolement. Ils pourront, eux aussi, se voir délivrer un arrêt de travail pris en charge par l’Assurance maladie. Un numéro vert (0800 130 000) a été mis en place pour leur indiquer la marche à suivre. « Il est rappelé que la délivrance d’arrêts de travail pour maintien à domicile de personnes non diagnostiquées dans le cadre de la gestion de l’épidémie relève d’une procédure dérogatoire exceptionnelle, et que les médecins généralistes n’ont pas, à ce jour, compétence pour les délivrer », insiste le gouvernement.

De son côté, la Fédération des Communautés professionnelles de santé (CPTS) souligne deux problèmes imminents : le nombre croissant de cas et « la nécessité absolue de protéger l’hôpital et le 15 pour permettre la bonne prise en charge des cas grave ».

Par ailleurs, le basculement en phase 3 et la prise en charge des patients non graves à domicile « nécessite une mobilisation générale de l’ensemble des acteurs de la santé et du médico-social ». Dès lors, la fédération appelle les 500 CPTS en projet ou en fonctionnement à organiser des rencontres pluri-professionnelles. « L’épisode H1N1 de 2009 a montré qu’en situation de crise, il faut utiliser les circuits de soins habituels, car ils sont connus de la population », conclut-elle.


Photo : Capture d’écran
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