dans POLITIQUE DE SANTÉ

Avec un recul de 2,4% en volume et de 3,9% en valeur (sans les échéances brevet de cette année), le marché du générique « est entré en récession, aggravant le retard déjà important de la France par rapport à ses partenaires européens », s’inquiète le GEMME (représentant les professionnels et industriels français du secteur).

Avec un chiffre d’affaires de 3,4 Mds €, le médicament générique représente 36% du marché pharmaceutique remboursable en volume.

 En 2017, les « seuls moteurs » ont été les nouveaux médicaments génériques et la progression de la substitution officinale (80,7% en 2017, contre 79,7% en 2016). Ils ont permis de stabiliser le marché à +0,3% en volume et +0,2% en valeur.

Cette croissance limitée pourrait perdurer pour les 5 prochaines années. Or, « le maintien de la situation actuelle ne permettrait à la Sécurité Sociale d’économiser que 1,9 Md € cumulés sur 2016- 2022, ce qui est largement insuffisant au regard des besoins médicaux à financer », estime le GEMME. Il préconise notamment d’inciter les médecins à augmenter les prescriptions au sein du Répertoire via une majoration du remboursement du tarif de la consultation du médecin en fonction de l’atteinte d’un objectif de prescription, ou de créer un honoraire spécifique sur objectifs de prescription en DCI pour les spécialités complexes.


Initialement publié dans la Lettre N° 948 du 5 juin 2018 – Crédit photo: DR
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