dans POLITIQUE DE SANTÉ

La présidente de la HAS, le Pr. Dominique Le Guludec, et sa directrice générale, Katia Julienne, ont présenté hier les priorités du plan stratégique 2019-2024 de la Haute Autorité.

Dans le cadre de la transformation du système impulsée par l’exécutif depuis plusieurs semaines, la HAS entend renforcer son rôle et son périmètre d’intervention pour « développer la qualité dans tous les champs y compris dans le médico-social et accompagner un changement des besoins qualitatifs tant au niveau des usagers que des professionnels », précise sa présidente.

Pour répondre à ce double objectif, 5 priorités ont été définies :

1/ Faire de l’innovation un moteur de l’action de la HAS et en favoriser l’accès sécurisé

« Il nous faut identifier les innovations utiles que la collectivité doit prendre en charge » précise le Pr. Le Guludec. Pour accompagner l’accès aux dernières innovations médicales et organisationnelles, la HAS entend revoir ses méthodologies d’évaluation pour permettre une disposition accélérée au bénéfice des patients dans un cadre toujours plus sécurisé. Elle veut notamment accompagner le renforcement du marquage CE sur les dispositifs médicaux et participer pleinement au pilotage des expérimentations du type article 51 de la LFSS 2018.

2/ Faire de l’engagement des usagers une priorité

Forte des progrès faits en matière de démocratie sanitaire, la HAS entend donner plus d’outils aux usagers pour en faire des acteurs du système via leur intégration aux processus décisions et d’évaluation, un comité des usagers sera créé en février prochain pour éclairer les travaux de l’institution.

3/ Promouvoir des parcours de santé et de vie efficients

La HAS travaille notamment avec la Cnam sur la création d’indicateurs de parcours de soins coordonnés. Dès 2019, un projet pilote sera mené sur la BPCO avant d’être étendu à d’autres pathologies chroniques. Ces indicateurs se positionneront comme des outils permettant aux acteurs (patients et professionnels) d’évaluer la qualité et la pertinence des actes tout au long d’un parcours de soins. La Haute autorité entend par ailleurs « outiller » les CPTS pour que demain elles puissent s’appuyer sur des indicateurs pour faciliter l’évaluation des projets médicaux qu’elles porteront.

4/ Mieux intégrer la pertinence et les résultats pour l’usager dans les dispositifs d’évaluation

La HAS entend étendre les résultats des évaluations du service rendu aux usagers au delà des établissements de santé. Elle est notamment missionnée pour construire une démarche similaire sur les Ephad, à l’ensemble des établissements et services médico-sociaux et sociaux et plus à terme sur les soins de ville. Des avancées législatives sont attendues en ce sens pour début 2019.

5 / Renforcer la présence de la HAS à l’international

La HAS veut agir davantage à l’international notamment en Europe dans le cadre du réseau européen d’évaluation des technologies de santé porté par la Commission Européenne. Toujours dans le cadre d’un renforcement de ses compétences, via une évolution des textes, l’institution veut aller plus loin dans ses missions d’assistance et de conseil pour les établissements de santé à l’étranger pour valoriser son expertise.

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Publié dans la Lettre du 27 novembre 2018 – Photo: P. Chagnon / Cocktail Santé
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