dans POLITIQUE DE SANTÉ

Un document de travail de la DGOS, dévoilé la semaine dernière par Hospimedia, préconise un effort de 1,2 Md € sur la masse salariale des hôpitaux d’ici 2022. Ainsi, le taux de croissance annuel de 2,1% pour 2013-2017 serait ramené à 1,59%.

Mais quel sera l’impact réel de ces économies ?

L’augmentation du salaire dans la fonction publique hospitalière résulte à la fois de l’évolution du point d’indice valable pour l’ensemble des effectifs mais aussi du glissement vieillissement technicité (GVT). Ainsi, même en l’absence d’une augmentation générale du point d’indice, une partie des fonctionnaires hospitaliers peuvent bénéficier d’une augmentation de traitement (équivalent à 0,9 à 1 point de la masse salariale totale) en raison de leur ancienneté moyenne plus importante ou de l’acquisition d’une technicité. Avec, par ricochet, un effet sur la variation de la masse salariale.

Une distinction doit également être faite entre le budget théorique, le budget réel et le budget constaté (toujours inférieur) avec des variations importantes selon les établissements.

Par ailleurs, la suppression de 30 000 postes avancée par les syndicats est inexacte. Le tassement de la création de postes dans la fonction publique hospitalière est réel mais intervient après une progression pendant des années, en revanche les effectifs ont diminué dans la fonction publique d’Etat.

Toutefois, la réduction de la masse salariale impactera les emplois non statutaires (remplacements de praticiens hospitaliers, intérimaires, etc.) qui serviront de variable d’ajustement.


Publié dans la Lettre n° 938, du 15 mai 2018 – Photo: Cocktail Santé
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